Les gorges de la Nesque dans les monts de Vaucluse, entre Monieux et Méthamis, sont un canyon creusé par la Nesque.
Les gorges démarrent au sud de Monieux, juste après le plan d'eau et à une altitude de 625 mètres, pour finir au pied du bourg de la commune de Méthamis, à une altitude d'environ 270 mètres.
Accès
La route départementale 942 permet de les parcourir par les hauteurs avec plusieurs arrêts point de vue dont un « belvédère » (734 m). Ces gorges impressionnantes dont fait partie le rocher de cire Lou Roucas dou Cire ont été chantés par le félibre Mistral. C'est un passage très emprunté par les cyclistes et touristes qui l'apprécie pour sa grande beauté et sa nature préservée.
Le chemin de grande randonnée 9 passe par les gorges.
Géologie
Le massif des monts de Vaucluse est formé de calcaires de l'ère secondaire, souvent perméables. L'eau s'enfonce dans la roche, créant des réseaux souterrains (système karstique), ressortant aux points bas comme la Fontaine-de-Vaucluse, où encore au niveau de la source de la Nesque.
Certaines falaises mesurent plus de 200 mètres de hauteur.
La Réserve de Biosphère du Mont Ventoux
Le site est inclus dans la « Réserve de Biosphère » du Mont Ventoux. Cette réserve de biosphère comprend 6 zones centrales dont celles des gorges de la Nesque dont la diversité des milieux qu'elle offre a permis l'alimentation et la reproduction d'espèces protégée par la loi comme le Faucon pèlerin, l'Aigle royal ou encore la Salamandre tachetée .
Archéologie
Le site du Bau de l'Aubesier a été fouillé dès 1901. Après un temps de latence entre 1964 et 1987, les archéologues, dans le cadre d’un projet franco-canadien et international, ont repris leurs fouilles sous la direction de Serge Lebel de l'Université du Québec à Montréal. La dernière campagne en 2006 a mis en évidence la présence de l'homme de Néandertal et de pré-néandertaliens3.
Les fouilles successives ont livré des vestiges de l'industrie lithique du Moustérien et de nombreux restes d’herbivores où dominaient l’aurochs (43-53%) et le cheval (31-35%). C'est la plus forte concentration européenne de ce dernier, de plus, la présence du renne, toujours rare à l’Est du Rhône, « indiquent que la Provence a constitué une entité biogéographique particulière durant le Pléistocène moyen »3.
Les essences forestières allaient du pin, toujours dominant, au sapin et au genévrier, suivis par des feuillus : hêtre, aulne, noisetier, tilleul. Quant au chêne sa présence était constante3.
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L'utilisation du feu dans la grotte a été mise en évidence (silex chauffés, charbons végétaux, résidus cendreux, matières osseuses et dentaires brûlées). Les fouilles ont permis de récolter 2 869 os et dents ainsi que trois fossiles pré-néandertaliens. C'est une découverte majeure qui a montré que ceux-ci « possédaient des comportements sociaux et des habiletés technologiques beaucoup plus avancés que ceux connus jusqu’à aujourd'hui »3.
Source Wikipédia
De ce passé glorieux, la France en récolte évidemment les fruits. Considéré comme le pays du luxe, de la mode et de la gastronomie, l’Hexagone a su conserver son attractivité malgré une banalisation progressive de sa puissance et de son influence au sein du monde et de l’Europe. La France est, aujourd’hui encore, classée première destination touristique du monde. Cela s’appuie sur des faits : Paris, la tour Eiffel ou le musée du Louvres sont des symboles propulsés par les nombreuses œuvres littéraires et cinématographiques qui les peignent. Mais comme tout symbole il y a évidemment une base vraie. Mais qu’en est-il exactement ?
Le tourisme en France représente 7% de la richesse nationale, et une priorité pour le gouvernement qui veut faire de la France la première destination au monde en terme de fréquentation - elle l'est déjà avec 83 millions de touristes accueillis en 2012 - mais aussi en terme de recettes.