Le clocher à bulbe — également appelé oignon — est une architecture baroque appliquée aux clochers. En Savoie, une grande densité de ces édifices se situe dans la vallée du Giffre, le Beaufortain, le Faucigny, le Chablais et le Val d'Arly. Dans le Saint-Empire romain germanique, les clochers à bulbe baroques sont nombreux particulièrement en Bavière, en Forêt-Noire, en Autriche et les pays slaves. Dans certaines régions, ils sont remis au goût du jour par l'architecture néo-baroque, particulièrement en Alsace, en Lorraine et en Suisse alémanique.
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Le clocher à bulbe est un toit dont le plan est centré à versant continu ou à pans. Il est également galbé suivant une courbe alternativement concave ou convexe, les parties convexes formant des renflements surplombant les parties concaves. On l’appelle aussi oignon ou rave.
La Russie orthodoxe

Les clochers à bulbe sont caractéristiques de l'architecture religieuse russe. Les russes, lorsqu'ils adoptent la religion chrétienne, n'ont pas d'art propre : ils empruntent alors les formules architecturales byzantines, notamment les coupoles hémisphériques. La neige trop lourde menaçant ce type de structure, ils rehaussent ces dômes en coupoles en forme de casque puis en formes de bulbes évoquant la flamme d'un cierge1
Clochers à bulbe savoyards
- En 1687, le tout premier clocher à bulbe dont on ait connaissance est celui qui fut réalisé sur un dessin de Jean Cavoret pour les besoins de la seconde Visitation d’Annecy qui est aujourd'hui connue sous le nom de l'église Saint-François.
- L’un des derniers clochers à bulbe dont on ait connaissance est celui se trouvant sur la commune de Megève. Il fut érigé vers 1758 d'après les plans de Muffat.
Clochers à bulbe alsaciens et lorrains
À côté de la Savoie, deux autres régions françaises comptent un grand nombre de clochers à bulbe, à savoir l'Alsace et la Lorraine (la Franche-Comté voisine possédant par contre surtout des dômes « à l'impériale »).
Les clochers à bulbe sont fréquents dans ces deux régions à partir du XVIIIe siècle, même si un certain nombre à disparu lors des deux guerres mondiales ou des reconstructions d'églises du XIXe siècle. À côté des clochers de type germanique, de forme plus arrondie, on rencontre dans les Vosges également des clochers à bulbe caractéristique, très trapus et composés de plusieurs arêtes.
En Alsace, il y a surtout des clochers de type germanique de l'abbatiale d'Ebersmunster, ceux des églises Saint-Fridolin et Saint-Antoine de Mulhouse, celui de l'église d'Ebersheim ou encore les bulbes vosgiens des églises de Sainte-Marie-aux-Mines ou Saint-Amarin.
En Lorraine, on mentionnera les clochers germaniques des églises de Saint-Quirin et Saint-Avold, des églises de Freyming-Merlebach, ainsi que les clochers vosgiens des églises de Bertrimoutier, Remiremont ou encore de la cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié-des-Vosges.
De ce passé glorieux, la France en récolte évidemment les fruits. Considéré comme le pays du luxe, de la mode et de la gastronomie, l’Hexagone a su conserver son attractivité malgré une banalisation progressive de sa puissance et de son influence au sein du monde et de l’Europe. La France est, aujourd’hui encore, classée première destination touristique du monde. Cela s’appuie sur des faits : Paris, la tour Eiffel ou le musée du Louvres sont des symboles propulsés par les nombreuses œuvres littéraires et cinématographiques qui les peignent. Mais comme tout symbole il y a évidemment une base vraie. Mais qu’en est-il exactement ?
Le tourisme en France représente 7% de la richesse nationale, et une priorité pour le gouvernement qui veut faire de la France la première destination au monde en terme de fréquentation - elle l'est déjà avec 83 millions de touristes accueillis en 2012 - mais aussi en terme de recettes.