Non seulement ils sont connus et appréciés depuis l'Antiquité, mais les choses ont changé depuis quelques années et la qualité est en train de prendre le pas sur la quantité.
Au premier rang viennent, les côtes-du-rhône. Même si les plus grands (côte-rôtie, hermitage, saint-joseph...) sont en Rhône-Alpes, sur la haute vallée du fleuve, la Provence a elle aussi ses côtes-du-rhône villages, et même quelques crus intéressants. D'abord, le châteauneuf-du-pape, vin corsé, charpenté, au bouquet puissant et complexe, accompagnant les viandes rouges, le gibier et les fromages à pâte fermentée. Quant aux vacqueyras et gigondas produits près de Vaison-la-Romaine, ces nobles vins rubis au fort goût de prune et de cerise prennent de l'ampleur en vieillissant, au point de ressembler à leur voisin papal.
Les vins de coteaux ayant l'avantage sur ceux des plaines, nous conseillons les rouges du Tricastin (au nord-est d'Orange), étiquetés en coteaux-du-tricastin ou en côtes-du-rhône.
Pour une démonstration plus complète, offrez-vous une visite des caves coopératives de Rousset-les-Vignes et de Saint-Pantaléon, en Drôme provençale, près de Valréas.
Les amateurs de vins doux naturels craqueront pour le célébrissime muscat de beaumes-de-venise, aromatique et fruité, produit du curieux terroir des Dentelles de Montmirail. Le rasteau, quant à lui, provient du nord du Vaucluse.
Viennent enfin les côtes-de-provence, connus surtout pour le rosé et sa bouteille si caractéristique. Ici pas de grands crus, mais des vins de plus en plus remarquables. Un bon côtes-de-provence rouge, quant à lui, s'accorde avec pâtés et gibiers. Le cassis blanc accompagne à merveille le poisson et la bouillabaisse.
Le bandol, qu'on voit peu sur les tables en France, est une excellente AOC.
Les chemins de traverse vous feront sûrement découvrir quelques sympathiques vins de pays et AOC, comme ceux produits autour de Tarascon, dans les Alpilles ou autour de la montagne Sainte-Victoire.