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Guide Tourisme Séjours et Vacances en France
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Quelque soit votre motivation, ce blog sur le tourisme en France est un espace d’expression libre et vous permettra de partager vos expériences avec le monde entier ou simplement avec vos proches.
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Le 06/09/2012
Au sud de la Corrèze, près d’Argentat, la commune d’Albussac est traversée par la Franche-Valeine, ruisseau affluent de la Souvigne, et sous-affluent de la Dordogne. C’est au sein des gorges abruptes que plonge le cours d’eau, formant de superbes chutes, et donnant naissance au site des cascades de Murel.
Les chutes
Entourée de paysages boisés et de prairies, la Franche-Valeine est d’abord paisible, avant de s’engouffrer dans une faille, pour un plongeon de vingt-cinq mètres, formant ainsi la première chute, la cascade de la Prade. Puis, trois chutes s’ensuivent, appelées la Grande cascade, d’une hauteur de treize mètres, puis les deux Petites cascades, plongeant d’un mètre cinquante puis de plus de quatre mètres. Après avoir retrouvé son calme, le ruisseau rejoint paisiblement le Souvigne.
Découverte du site
Un sentier de randonnée de cinq kilomètres est aménagé, balisé d’une couleur jaune, pour partir à la découverte des cascades de Murel, mais aussi des autres petits trésors dont regorge le site pittoresque. Parmi eux, le Rocher de la sainte, ancien lieu de dévotion, présente une statue de la vierge appelée également Notre Dame des Miracles. Les secrets de son origine sont encore méconnus, mais des pèlerinages y sont encore organisés chaque année. Non loin de là, de nouvelles petites cascades naissent sur le ruisseau des Rochettes. Pour les plus téméraires, le départ s’établit à Albussac, mais les moins sportifs peuvent débuter la promenade à Forgès.
Sur la commune, le petit bourg abrite l’église Saint-Martin, flanquée d’un clocher roman daté du XIème siècle. Il est dit que sa cloche, datée de 1675, aurait été plongée dans l’eau des cascades par le Diable. Enfin, la Roche de Vic, pointe rocheuse culminant à une altitude de 636 mètres, offre un point de vue superbe sur le bas pays corrézien. Par beau temps, il est possible d’apercevoir les six départements limitrophes et pour aider à les repérer, une table d’orientation est aménagée.
Circuit impraticable et dangereux à VTT. Passages difficiles et dangeureux le long des cascades : attention aux enfants.
Plusieurs départs sont possibles pour se rendre aux cascades de Murel, dans les gorges escarpées et boisées de la Franche Valeine : depuis Albussac ou la Maison-Rouge (parking), ou bien par Forgès. un autre parking permet un accès direct aux cascades.
Départ d'Albussac : 2 h 30 ; 5 km ; dénivellé : 260 m/410 m
Place de l'église à Albussac. Suivre la direction "Saint-Chamant-Argentat" la patte-d'oie, prendre la direction "a Maison-Rouge", Au parking, passer devant la menuiserie, vue sur Saint-Bonnet-Elvert et sur les monts du Cantal. Hors circuit à droite (1.5 km AR) vers le rocher de la Saint. Au parking, emprunter le sentier empierré qui monte aux cascades. A la grande Cascade, s'engager sur un sentier montant à droite vers le haut de la cascade. Longer la Franche Valeine ; Au croisement, suivre le chemin de gauche. il descend à la Franche Valeine : franchir la passerelle puiis remonter le ruisseau jusqu'à la cascade de la Prade. Suivre le sentier qui revient à Albussac

Départ Forgès : 1 h 45 ; 7 km ; dénivellé : 230 m/298 m
Place de l'église à Forgès. Traverser la N120. Emprunter la ruelle en face puis la route à gauche Après 300 m, suivre un chemin empierré à droite. Il contourne le stade. Franchir la passerelle sur la Souvigne. Prendre la route à gauche. Après 200 m, emprunter à gauche le chemin de terre qui descend et longe la Souvigne Tourner à droite sur la route. Vue sur la vallée de la Souvigne. A Grand-Champ, bifurquer à gauche à la pate-d'oie, puiis longer la Franche Valeine. Avant le moulin, monter parr le sentier à droite à travers bois. Traverser deux fois la Franche Valeine. Au parking, suivre le balisage sur 100 m, jusqu'aux cascades, puis revenir par l'itinéraire aller.
Monceaux-sur-Dordogne Corrèze Limousin.
Le 05/09/2012
Monceaux-sur-Dordogne est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.
Histoire
Le bourg est cité pour la première fois sous le nom de Castrum Mulcedonum, vers 930, puis sous les formes Molseon, 1114 ; Monceaulx, Moulceo, vers 1315. Le second élément du nom est le gaulois dunum représenté par -donum à l'époque franque (voir Austedonum au VIe s. pour Augustodunum, Autun). Il désignait ici un site fortifié de hauteur. L'étroite vallée où se trouve le bourg est en effet dominée par le Puy-du-Tour où ont été mis au jour d'importants vestiges d'une enceinte du second Age du Fer, qui contrôlait le franchissement de la Dordogne par un très ancien itinéraire de long parcours entre Armorique et Méditerranée. Le premier élément du toponyme est obscur. Au cours du Moyen Age, le nom, dont le sens n'était plus compris, a subi l'attraction de l'occitan moncel, monceu, petit mont, colline.

Lieux et monuments
Oppidum du Puy du Tour, datant de la Tène ancienne voir de l'Hallstatt
vestiges datant des périodes gallo-romaine et médiévale.

Économie
De tradition rurale où les vignes et le passage des gabares ont cédé la place à une économie axée vers l'élevage bovin de race Limousine.
Forte importance du tourisme. En été, les jeudis à partir de 17h00, "Marché des producteurs de pays". Campings, fermes auberges, chambres d'hôtes.
Le 05/09/2012
Meyssac est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin. L'ancienne orthographe romane attestée depuis le Moyen Âge était messaco puis meyssaco. La forme Maiçac est une réfection contemporaine proposée par certains activistes occitans.
Ses habitants sont appelés les Meyssacois(es).
Meyssac se trouve à l’extrême sud de la Corrèze, à 20 km de Brive-la-Gaillarde. Quelques trésors d’architecture sont réunis autour de son église, ainsi que le long de ses ruelles bordées de belles maisons de grès rouge, aux façades parfois animées de treilles. La terre rouge, dite « terre de Collonges », se prête admirablement au travail de la poterie.

Histoire
Le nom de Meyssac vient sans doute du nom d’un propriétaire terrien gallo-romain : par exemple des mots celte (Mettiacos), puis latin (Mettiacum) qui signifient : « qui appartient à Mettius ».
Jusqu’en 1738, le castrum de Meyssac appartenait à la vicomté de Turenne. Des fortifications ainsi qu’un fossé furent construits afin de protéger les habitants des pillards. Trois portes en permettaient l’accès : à l’est, la porte de Voussée (en direction de Beaulieu) ; au sud, la porte Grande (en direction de Martel) ; et enfin la porte de l’Auvitrie, située au nord (en direction de Tulle). Au XVIIIe siècle, les ruines de ces murailles, devenues inutiles et gênantes, furent détruites. Comme dans beaucoup de villes françaises, elles furent remplacées par un large boulevard, une sorte de « périphérique ». Une fois franchie cette frontière entre le centre ancien et les « barris » (faubourgs) plus récents, on découvre de belles maisons entourant une église dont le clocher-porche roman ouvre sur un intérieur gothique.
Économie
Le canton conserve sa vocation agricole. La plupart des exploitations sont de taille moyenne (entre 10 et 35 ha). La production principale est la viande bovine limousine, et particulièrement le veau sous la mère - label développé dans tout le bassin de Brive. On produit également sur le territoire le vin « Mille et Une Pierres » de Branceilles, la noix Marbot de Saillac, les foie gras et confits, un peu de châtaignes, du fromage de chèvre etc.
Autre activité économique, les touristes viennent mettre leurs pas dans ceux des pèlerins qui, dès le Xe siècle, se rendaient à Saint Jacques de Compostelle et à Rocamadour. La riche et puissante vicomté de Turenne a fait fleurir manoirs, châteaux et autres maisons nobles qui font aujourd’hui le bonheur des visiteurs.
Lieux et monuments
- Les foires, une tradition millénaire
L’origine de ces foires remonte au moyen-âge. À l’époque, elles constituaient la richesse économique de la ville. On y trouvait vin de pays, chanvre, lin, céréales et huile de noix. Longtemps, les collines environnantes furent couvertes de vignobles. Touchés par le phylloxera entre 1880 et 1883, ils disparurent presque complètement et laissèrent place à des truffières, très prospères dans les années 1920. La manne s’étant peu à peu tarie, on se tourna vers l’élevage.
De nos jours, les foires de Meyssac sont spécialisées dans la vente de veau élevés sous la mère. L’appellation "veau de Meyssac" leur a été délivrée. Trois foires annuelles primées leur sont consacrées. Les marchés se tiennent chaque mardi et vendredi matin.
- L’église Saint Vincent & Saint Roch
L'église Saint-Vincent1 datant du XIIe siècle, XVe siècle et XVIe siècle a été classée aux monuments historiques en 1942. Construite sur un plan à nef unique, l’église est placée sous le vocable de Saint Roch et Saint Vincent, ce dernier, patron des vignerons, en raison du vignoble alentour, disparu à la fin du XIXe siècle. Avec ses voussures légèrement brisées, le portail ouest est un très bon modèle de portail roman limousin. À la fin du Moyen-âge, d’importants travaux modifièrent le bâtiment. Les attaques successives de la ville pendant la guerre de Cent Ans incitèrent les habitants à le fortifier en le dotant de hourds de bois à la manière d’un château fort. Les parties hautes furent remplacées par des voûtes en ogives. Les guerres de religion eurent pour conséquence le renforcement des défenses existantes, comme l’indiquent les meurtrières-canonnières situées à l’ouest ou la bretèche sur le mur sud. À l’intérieur, deux statues – une pietà et une Vierge à l’enfant – rappellent l’importance du culte marial en Corrèze.
- Vieille halle2.
Discrètement cachée derrière l’église se trouve la halle aux grains du XVIIIe siècle, témoin de l’activité commerçante de Meyssac. Son imposante toiture d’ardoise coiffe une charpente en châtaignier que supportent des piliers et des colonnes de grès rouge. Aujourd’hui, elle abrite diverses manifestations, et les jeux des enfants du quartier.
- Maison Verdès3 à côté de l'église.
Le 05/09/2012
Albussac (Albuçac en occitan) est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin. Ses habitants sont appelés les Albussacois et les Albussacoises.
Géographie
Albussac est au sud ouest du massif central à environ 500 m d'altitude, climat océanique avec des températures de l'ordre de 25 °C à 30 °C en été et de 9 °C en hiver avec des périodes de vagues de froid fréquentes en janvier et février (fréquemment -10 à -12 °C au lever du soleil et pas plus de -3 °C à 0 °C à 15h). Albussac connait assez régulièrement des épisodes neigeux en hiver, il n'est pas rare d'observer des couches de l'ordre de 20 cm de neige.
La Roanne prend sa source sur le territoire communal.
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Lieux et monuments
- Église
- Les cascades de Murel
- Tilleul "Sully", âgé de plus 400 ans, l'un des derniers du Limousin
- Roche de Vic ; ancien oppidum gaulois qui domine la région.
Personnalités liées à la commune
Yvon Bourdet, écrivain. Il évoque Albussac dans son livre : Eloge du Patois ou l'itinéraire d'un Occitan.
Emmanuel Berl, journaliste et essayiste, a vécu dans la commune durant la Seconde guerre mondiale, au lieu dit La Malmaurie, avec son épouse la chanteuse Mireille.
Argentat sur Dordogne Corrèze Limousin.
Le 05/09/2012
Argentat (Argentat en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze et la région Limousin. Ses habitants sont appelés les « Argentacois » et les « Argentacoises ».
Située dans le Massif central, au confluent de la Maronne avec la Dordogne, elle se trouve à l'extrémité sud de la faille d'Argentat.
Lieux et monuments
- Barrage d'Argentat
- Église Saint-Pierre.
- Quais XIXe siècle avec jolie promenade, sur la rive droite de la Dordogne.
- Château du Bac : façade XVIIIe siècle, pigeonnier XVIe siècle.
- La Chapelle-aux-Plats, ancienne paroisse fusionnée avec la commune d'Argentat. Son château appartenait à une branche de la famille de Pestels.
Beaulieu-sur-Dordogne Corrèze Limousin.
Le 05/09/2012
Beaulieu-sur-Dordogne (Bél Luéc en occitan) est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin. Ses habitants sont appelés les Bellocois et les Bellocoises.
Géographie
Beaulieu est située sur la route départementale 940 au bord de la Dordogne, au sud du Limousin.

Histoire
En pleine guerre de succession à la tête de l’Aquitaine, vers 855, Rodolphe de Turenne archevêque de Bourges, rallié à la cause « légitimiste » incarnée par Charles le Chauve, eut à cœur d’effectuer une fondation monastique sur ses terres familiales. Après une vaine tentative à Végennes, il se tourne vers Vellinus. Le cartulaire de l’abbaye rapporte que devant la splendeur du lieu, il ne put s’empêcher de le baptiser « Bellus Locus ». Depuis la grande abbaye de Solignac, il sollicite l’envoi d’une équipe de moines chargée de mettre en place ce nouveau monastère et participe avec sa large parentèle à l’édification du patrimoine de l’abbaye. Le monastère est consacré en 860.
Grâce aux pieuses donations des comtes de Quercy, des vicomtes de Turenne, de leurs multiples vassaux, le temporel de l’abbaye se compose du tiers du Bas-Limousin et d’une langue de l’actuel département du Lot. Dotée d’un trésor de reliques (saints Prime et Félicien), et bien qu’elles souffrent de convoitises laïques, elle connaît un essor spectaculaire qui permet le développement d’un courant de pèlerinage. Beaulieu devint une étape essentielle sur les chemins unissant Limoges à Aurillac et Figeac, menant vers Conques, Moissac, Toulouse puis Compostelle. Annexée à Cluny vers 1095, elle se réforme et connaît une période favorable avec la mise en marche de reconstructions et de grands travaux. C’est le chantier de l’abbatiale et de son décor sculpté.
L’abbaye est puissante, placée sous la protection de saints populaires, située au débouché de régions fertiles, conditions sine qua non pour qu’un habitat villageois se développe. Dès la fin du XIIe siècle, un bourg se constitue tout autour des bâtiments conventuels protégés par une muraille, ponctuée de tours et bordée par un fossé. C’est l’enclos monastique. Des barris naissent hors les murs : le faubourg de la Grave, vers la Dordogne, où se trouvait l’ancien hôpital ; le barri majeur à l’emplacement du village primitif de Vellinus ; le barri du Trou dans lequel étaient inhumés les défunts et le quartier Mirabel à proximité des anciens vergers de l’abbaye. Beaulieu devint une place commerciale importante d’où émerge une véritable communauté bourgeoise qui suscite les convoitises des seigneurs de Castelnau et Turenne.
À partir de 1213, fin de la mainmise clunisienne, l’abbaye perd peu à peu de sa puissance. Beaulieu devient le siège des conflits de pouvoir entre le seigneur-abbé, les bourgeois et le vicomte de Turenne. Avec la mise en commande du XVe siècle, l’abbaye se délite progressivement. Elle subit les assauts des protestants lors des Guerres de Religion. À l’approche du XVIe siècle, les idées de la Réforme se sont propagées sous l’influence des marchands et gabariers de la Dordogne. Par deux fois (1569-1574), les troupes de l’amiral de Coligny pillent la ville et l’abbaye. L’église abbatiale est alors transformée en temple protestant. Rendue au culte catholique, en 1622, grâce à la Ligue, l’abbaye est reconstruite au XVIIe siècle par la congrégation des bénédictins de Saint-Maur. Ils y rétablissent la discipline monastique. La ville, à nouveau prospère, érige ses demeures cossues. Les anciens ligueurs créent, avec l’aide des évêques, de nombreuses confréries. L’abbaye abritait encore six moines lorsque la Révolution détruit les bâtiments conventuels et les constructions mauristes. L’abbatiale est épargnée et devient église paroissiale.

Économie
La région de Beaulieu produit 400 tonnes de fraises, soit près de 1 % de la production française. Elle alimente notamment la production de confitures par le groupe Andros dans ses usines de Biars-Bretenoux. Une fête de la fraise se tient le 2è dimanche de mai, à l'occasion de laquelle une tarte aux fraises de 8 mètres de diamètre et 900 kg de fraises est confectionnée5.
Lieux et monuments
- Église abbatiale saint-Pierre 6,7
- Fondée au IXe siècle par Rodolphe de la famille des comtes de Turenne seigneurs de Beaulieu, l'abbaye fut rattachée au XIIe siècle à Cluny. Sous l'impulsion de la réforme grégorienne, les pèlerinages prirent leur essor, nécessitant la construction de nouvelles églises, mieux adaptées. En 1150, le chœur et le transept de la nouvelle église de Beaulieu étaient déjà achevés ; la construction se poursuivra jusqu'au XIIIe siècle. Le plan est semblable aux autres églises romanes de pèlerinage, en croix latine, comportant une nef dotée de bas-côtés et un déambulatoire permettant aux pélerins, sans déranger l'office, de prier les saints de leur choix dans les chapelles absidiales rayonnantes. L'architecte Anatole de Baudot y a effectué des travaux de restauration.
- Château d'Estresse
- Le château est construit sur une terrasse maintenue par un mur de soutènement médiéval à-pic sur la Dordogne, de manière à défendre Beaulieu et la haute vallée des invasions par la rivière (le roi Eudes y arrêta les Normands en 889). Le château est constitué de bâtiments des XIVe siècle, XVe siècle et XVIe siècles, on peut encore voir une bretèche en saillie sur le portail d'entrée. Le château a abordé le XXe siècle à l'état de ruines, mais il a été restauré. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Visite payante.
Cité de Carcassonne Aude Languedoc-Roussillon
Le 23/08/2012
La Cité de Carcassonne est un ensemble architectural médiéval qui se trouve dans la ville française de Carcassonne dans le département de l'Aude, région du Languedoc-Roussillon. Elle est située sur la rive droite de l'Aude, au sud-est de la ville actuelle. Cette cité médiévale fortifiée, dont les origines remontent à la période gallo-romaine, doit sa renommée à sa double enceinte, atteignant près de 3 km de développement et comportant cinquante-deux tours, qui domine de manière spectaculaire la vallée de l'Aude. La Cité comprend également un château (le château comtal) et une basilique (la basilique Saint-Nazaire).
Sauvée de la destruction par l'action et la tenacité de l'archéologue Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, puis restaurée au XIXe siècle de manière parfois controversée sous la direction de Viollet-le-Duc puis de Boesvillwald, la Cité de Carcassonne est, depuis 19971, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le château comtal, les fortifications, et les tours appartiennent à l'État et sont gérés par le centre des monuments nationaux2, tandis que les lices3 et le reste de la Cité font partie du domaine municipal.
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La Cité de Carcassonne est située sur la rive droite de l'Aude en surplomb de la ville de Carcassonne située à l'ouest. Elle se trouve entre la Montagne noire et les Pyrénées sur l'axe de communication allant de la mer Méditerranée à l'océan Atlantique. La présence des deux montagnes forme le couloir carcassonnais souvent cité lorsque les climatologues parlent du vent qui souffle dans ce couloir4. Cet emplacement est donc un lieu stratégique du sud de la France permettant de surveiller cet axe de communication majeur : au Nord vers la Montagne Noire, au Sud vers les Corbières, à l'Ouest vers la plaine du Lauragais et à l'Est la plaine viticole vers la Méditerranée5.
La Cité est construite au bout d'un petit plateau constitué par le creusement de l'Aude à environ 150 mètres d'altitude au-dessus de la ville basse6. La première enceinte construite par les Wisigoths suit les dépressions du terrain7. Ce plateau se détache du massif des Corbières sur la commune de Palaja à 260 m d'altitude, passe dans la Cité à 148 m et finit sa course dans l'Aude à 100 m8. Du côté Ouest, la pente est assez raide offrant un accès difficile à d'éventuels assaillants. À l'Est, la pente est plus douce et permet un accès aisé des marchandises, mais aussi des attaquants. Aussi, les plus importants mécanismes de défense se trouvent de ce côté de la Cité.
2 500 ans d'histoire
La Cité a été successivement un site protohistorique, une cité gallo-romaine, une place forte wisigothe, un comté, puis une vicomté, puis finalement une sénéchaussée royale. Chacune de ces étapes, entre la période romaine et la fin du Moyen Âge, a laissé des témoignages dans les bâtiments qui la composent.
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La vie dans la Cité
La vie dans la Cité a été étudiée par de nombreux historiens. À l'époque féodale, la famille Trencavel est riche grâce à ses terres et divers droits et la vie des seigneurs et de l'entourage de la cour est assez faste. Le château comtal est élégamment décoré et le lieu attire de nombreux troubadours106. La vie de la Cité est rythmée par les foires et les marchés. C'est en 1158 que Roger de Béziers autorise deux foires annuelles durant laquelle la protection des marchands et des clients est assurée par le vicomte. Une monnaie locale107 prouve la vitalité et la richesse de la Cité108. Le commerce y est important et fait vivre de nombreuses personnes. La nourriture est abondante et variée : porc salé, pain de froment, brochet, choux, navet, fèves, etc109..
À l'époque royale, la Cité n'est plus aussi active. Les garnisons ont désormais un rôle prépondérant. Le roi met en place l'institution des sergents d'armes. Il s'agit de soldats qui ont pour mission de garder la Cité. Ils sont commandés par un connétable qui fixe les tours de garde et les surveillances diverses des sergents110. Le nombre d'hommes initialement de 220 décline à 110 au XIVe siècle. Ces « sergenteries » deviennent héréditaires en 1336111. Un texte de 1748 décrit avec précision le cérémonial de la mise en place des patrouilles et des gardes. Il décrit aussi les avantages et inconvénients de cette fonction. Les soldats étaient rémunérés par une solde perpétuelle qui conférait à la garnison le nom de "mortes-payes"112. La Cité était aussi bien pourvue en armes de défense et de guerre. Un inventaire de 1298 décrit des machines de jet comme des espringales, des balistes et des mangonneaux, du matériel de siège comme des poutres, des hourds démontés et tout ce qu'il faut pour faire du travail de sape, du matériel de transport comme des chars, du matériel de bâtiment avec de nombreuses pièces de rechange et du matériel d'alimentation notamment pour stocker de l'eau, important en période de siège113. Elle servit ainsi de réserve pour alimenter les diverses batailles qui eurent lieu dans la région.
Lorsque la ville basse s'est développée au détriment de la ville haute, les conditions de vie dans la Cité changèrent énormément. Au XIXe siècle après l'abandon de la Cité par les militaires, la Cité enfermée dans sa double enceinte, devient un quartier abandonné où se concentre la misère114. Seuls les tisserands pauvres vivent dans les lices dans des masures adossées aux murailles dans des conditions d'hygiène dignes du Moyen Âge. À la fin du XIXe siècle les occupants des maisons qui occupaient les lices sont progressivement expropriés et les lices restaurées dans leur état original. Viollet-le-Duc voit cette action comme une opération de nettoyage. La population chassée déménage alors en partie dans la ville basse et en partie à l'intérieur des murs de la Cité.
De nos jours, à l'intérieur de la Cité, la vie quotidienne n'est pas toujours facile. Les ruelles sont étroites, difficiles d'accès et les habitations sont vétustes, mais l'authenticité des lieux attire de nombreux visiteurs115. La Cité possède plusieurs hôtels dont un hôtel de luxe, l'« hôtel de la Cité116 », une auberge de jeunesse117, et de nombreux restaurants et boutiques de souvenirs.
Un haut-lieu touristique
Dès le XIXe siècle, la Cité de Carcassonne attire de nombreux érudits. Ainsi, en 1905, 8 366 étrangers viennent visiter la Cité entre juillet et octobre120. En 1913, 50 000 touristes sont recensés121. La Cité de Carcassonne devient au fil des années un lieu touristique très fréquenté. Des boutiques et des commerces s'installent dans la Cité et de nombreuses cartes postales sont éditées.
Cet afflux touristique est un atout économique certain pour la ville de Carcassonne. Mais, cette fréquentation, dont le pic est estival, a également de nombreux impacts négatifs sur le paysage, les infrastructures, l'architecture et la vie de la commune. Pour améliorer l'accueil des touristes et pour préserver l'environnement et les infrastructures, la ville de Carcassonne et le ministère de l'Écologie et du Développement durable ont mis conjointement en place un programme d'actions appelé opération grand site122. Cette opération vise à réhabiliter et à mettre en valeur la Cité et ses abords.
Aujourd'hui la communauté d'agglomération du Carcassonnais cherche à augmenter les revenus générés par les visiteurs de la Cité de Carcassonne. Le problème majeur est que le flux de touristes limite son séjour à la visite de la Cité où il passe une durée moyenne de quatre heures. La ville basse ne bénéficie que très peu de l'attrait de la Cité, car cette dernière est un but d'excursion et non un lieu de vacances123. Les visiteurs privilégient les courts séjours de 1,5 jour essentiellement en hébergement hôtelier et fréquentent peu les résidences de tourisme et les campings locaux. Les visiteurs se répartissent entre vacanciers des stations balnéaires situées sur la côte, locaux pratiquant un tourisme de proximité et étrangers visitant la Cité dans le cadre d'un tour d'Europe. Cependant, la Cité reste sur le plan touristique un « produit d'appel » pour le reste de l'Aude, le Pays Cathare et le Carcassonnais. Depuis mars 2008, une adjointe au maire est chargée spécialement de la Cité et de l'opération grand site.
Chaque année, la ville organise diverses animations au sein de la Cité :
- Le festival de la Cité se déroule chaque été dans le théâtre Jean Deschamps au cœur de la Cité et permet de découvrir plusieurs pièces de théâtre, opéra ou concerts124.
- L'embrasement de la Cité se déroule tous les ans le 14 juillet et constitue un feu d'artifice unique en son genre attirant chaque année près de 700 000 spectateurs125.
- Le marathon de la Cité se déroule dans le cadre la Cité de Carcassonne et de ses alentours chaque début d'octobre126.
- Les Médiévales sont un spectacle de reconstitution médiévale qui se tient au mois d'août et comporte des animations de rues et des tournois de chevaliers dans les lices.
Seule la fréquentation touristique du château comtal et des remparts est aujourd'hui décomptée de façon statistique puisqu'il s'agit des seules visites payantes
Le 09/08/2012
Beaugency est une commune française située dans le département du Loiret et la région Centre.
La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO2 et possède le label Les Plus Beaux Détours de France

Géographie
La ville est située sur la rive droite de la Loire à 26 km en aval d'Orléans, 32 km en amont de Blois et à 142 km au sud-ouest de Paris.
Elle appartient à l'unité urbaine de Beaugency et à l'aire urbaine d'Orléans.
Histoire
Préhistoire
Le site de Beaugency a connu une occupation humaine précoce. La butte des Hauts-de-Lutz, à l'ouest de la ville actuelle, a révélé un atelier moustérien datant de l'époque de l'homme de Néandertal. La cité semble avoir été fréquentée assidument par les chasseurs-cueilleurs de l'épipaléolithique qui ont laissé les traces de leur intense activité de taille dont les caractères constituent le facies « beaugencien »5.
Antiquité
Des traces d'occupation gauloise ont été notées dans ce même lieu. Pourtant, la ville, dont le nom latin Balgenciacus révéle l'existence d'un domaine rural gallo-romain, s'est développée plus à l'est, à proximité immédiate de la Loire, sur un site d'éperon qui signe sa fonction militaire initiale5.
Moyen Âge
Des monnaies du premier tiers du Xe siècle mentionnent un Balgenci-castrum ou castellum qui caractérisent une ville forte ou une forteresse carolingienne5.
La dynastie des seigneurs de Beaugency apparaît au début du XIe siècle dans l'orbite de celle des comtes de Blois dont ils sont alors les vassaux. Leur forteresse constituera un important point de résistance contre les tentatives d'empiètement des rois de France dont le domaine jouxte la terre de Beaugency, jusqu'à ce que Philippe le Bel se rende acquéreur du lieu en 1292.
Sous l'autorité des sires de Beaugency, la cité connut un essor remarquable, lisible dans l'accroissement de la localité dans un triple système d'enceintes. La dernière enceinte d'enveloppement fut édifiée entre 1118 et 1130 et intégra un espace de plus de vingt hectares dont la ville ne sortit pas avant le XXe siècle. La construction d'un pont sur la Loire, attesté dès le début du XIIe siècle, constitua un atout considérable qui permit le développement d'une économie d'échange fructueuse. La renommée des seigneurs locaux fut telle que Beaugency fut choisi pour accueillir deux conciles relatifs aux démêlés matrimoniaux de deux rois de France : en 1104,le roi Philippe Ier fut sommé - sans succès - de se séparer de son épouse illégitime Bertrade de Montfort. Puis, en 1152, le roi Louis VII le Jeune obtint l'annulation de son mariage d'avec Aliénor d'Aquitaine6
Beaugency, par sa position de forteresse sur la Loire, fut une ville souvent contestée. Elle fut notamment un enjeu dans les combats de la Guerre de Cent Ans. Jeanne d'Arc libéra la ville de l'occupation des Anglais durant sa campagne de Loire, au cours de la bataille de Beaugency juste avant sa victoire à Patay le 18 juin 14295.
- Légende de la Maille d’or
La légende rapporte que vers l'an 850, Simon Ier de Beaugency était atteint d'une maladie grave, qu'il allait mourir lorsqu'un matin, il sentit une odeur douce et agréable qui s'était répandue dans la ville et, qu'à l'instant, il fut guéri. Quelques jours plus tard, il apprit que le jour même de sa guérison « miraculeuse » le clergé d'Amiens avait trouvé les restes de saint Firmin et que, à cette occasion, une odeur douce et agréable s'était répandue sur Amiens. Simon fut convaincu que sa guérison était liée à la découverte des restes de Saint Firmin.
Simon Ier fit don de sa seigneurie au clergé d'Amiens qui le laissa en gérance à ses descendants à la condition que le sire de Beaugency vienne rendre hommage à Amiens chaque année et verse une « Maille d'or » (pièce d'or) destinée à financer des étudiants d'Amiens. Si le sire de Beaugency ne versait pas la « Maille d'Or », les étudiants d'Amiens étaient en droit de venir à Beaugency pour la réclamer en se faisant d'ailleurs loger et nourrir aux frais de la ville jusqu'à ce que cette fameuse « Maille d'or » fût versée.
Au XVIe siècle, Calvin, alors étudiant en théologie à Amiens, est venu à Beaugency avec d'autres étudiants réclamer le versement de cette « Maille d'Or ».
L'une des principales rues de Beaugency s'appelle aujourd'hui la rue de la Maille d'Or.
Époque moderne
À la fin du XVIe siècle, durant les Guerres de Religion,la ville fut à plusieurs reprises le siège de violents combats entre troupes adverses. Les Huguenots incendièrent l'ensemble des édifices religieux en 1568. Quatre ans plus tard, ils furent les victimes des massacres de la Saint-Barthélémy.
En 1562, la ville est prise et pillée par les protestants, les femmes violées7.
La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Beaugency le 24 août, et le massacre des protestants s’y répète8.
Époque contemporaine
Une importante église paroissiale de Beaugency, dont la nef s'est effondrée au XIXe siècle, portait le nom de Saint-Firmin. Il en reste aujourd'hui le clocher typique qui donne la silhouette caractéristique de la ville. Celui-ci renferme un carillon qui joue trois fois par jour l'air du Carillon de Vendôme. Cette chanson dont on ne connait plus qu'une strophe remonte à la période la plus noire de la Guerre de Cent Ans où le royaume de France était réduit à la portion congrue9.
La ville fut un chef-lieu de district de 1790 à 179510.
En 1846, le chemin de fer arrive à Beaugency ce qui constitue une révolution pour une ville qui était un relais de voitures de postes très important, 350 personnes travaillant à l'entretien des chevaux et des relais doivent se reconvertir.
À la suite du débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, des divisions allemandes dont « Das Reich » qui étaient stationnées au sud de la Loire font mouvement vers le nord à la rencontre des troupes Alliées. Pour arrêter cette progression, les Alliés décident de bombarder tous les ponts sur la Loire. Le bombardement du pont de Beaugency intervient le 16 juin 1944. Les bombardiers américains ne font que de légers dégâts au pont, mais la ville est gravement touchée, 64 morts civils sont recensés. Un habitant de Beaugency, agriculteur, voyant cette catastrophe et comprenant que les bombardiers américains vont revenir pour finir le travail décide de faire sauter la première arche du pont avec de l'explosif agricole. La première arche du pont est la plus large, la plus fragile, car elle devait laisser le passage aux bateaux tirés par des équipages sur le chemin de halage. L'arche est détruite, les avions de reconnaissance américains constatent que le pont est impraticable pour le passage d'une division blindée. Le bombardement ne sera pas renouvelé.
Le 16 septembre 1944, c'est la reddition de la colonne Elster, commandée par le général Botho Henning Elster, qui, remontant du sud-ouest, se rend au général Macon, commandant du 83e division d'infanterie américaine, en présence de représentants de la 2e division blindée française. Le général Elster, après des combats contre la résistance intérieure française, avait eu des contacts avec le maquis du nord de l'Indre et annoncé son intention de se rendre car il était convaincu qu'il ne pouvait rentrer en Allemagne. Mais il voulait que sa division soit désarmée par des troupes régulières. Les 18 850 soldats et 754 officiers de la division Elster sont désarmés à l'entrée sud du pont.
Le général Macon avait organisé une « prise d'armes » lors de cette reddition11. Les représentants de la Résistance avaient fort peu apprécié la cérémonie consécutive à leur victoire dont ils avaient l'impression qu'elle leur avait été « volée »12.
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