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Gouffre de Padirac Lot Midi-pyrénées

Le 09/08/2012

Le Gouffre de Padirac est une entrée monumentale de cavité naturelle, situé dans le Lot en France, d'une dimension de 35 mètres de diamètre environ, au fond de laquelle, à 103 mètres de profondeur, coule une rivière souterraine qui parcourt une partie d'un grand réseau de plus de 40 kilomètres de développement.

Fichier:Gouffre de Padirac 1 Luc Viatour.jpg

Géographie

Le gouffre de Padirac est situé en France, dans la région Midi-Pyrénées, département du Lot sur la commune de Padirac au nord de Gramat dans le Quercy sur le causse de Gramat.

Histoire et formation

La formation du gouffre est due à un effondrement de la voûte à une période indéterminée. Nous savons simplement qu'il existait déjà au IIIe siècle de notre ère.

En 1907, il existait encore un petit mur en pierres sèches et les restes d'un antique foyer sur le sol du talus détritique du gouffre. Armand Viré pensait que ces vestiges avaient été laissés par des vaincus de la Guerre de Cent Ans. « Des cendres, des charbons, des débris de cuisine et des armes y ont été trouvées » et furent par la suite exposées au public dans une vitrine à l'entrée du gouffre. Il fut habité à la fin du XIVe siècle ainsi qu'en fin du XVIe siècle. En 1595, d'après François de Chalvet de Rochemonteix, les hommes profitent des conditions climatiques du lieu pour en extraire un fort bon salpêtre.

En 1867, la justice fit remonter le corps d'une jeune fille assassinée.

Le spéléologue Édouard-Alfred Martel fut le découvreur de la rivière souterraine du gouffre de Padirac.

Exploitation touristique

En 1897 et 1898, Armand Viré fut chargé d'aménager le gouffre. L'escalier métallique fut conçu et fabriqué par la maison Charpentier et Brousse de Puteaux3. Les premières visites touristiques eurent lieu le 1er novembre 1898, mais l'inauguration officielle fut organisée le 10 avril 1899 sous la présidence du ministre de l'Instruction Publique Georges Leygues. Aujourd'hui 1,1 km de galeries, sur les 42 km explorés, peuvent être visités.

Fichier:Padirac progression canot.jpg

Dès 1900, l'éclairage électrique fut installé sous la direction de M. l'ingénieur Roumazeilles. En 1906, une petite centrale électrique alimentait le gouffre3. Depuis les années 1930, l'accès à la rivière souterraine se fait par ascenseur, le reste de la visite se faisant à pied (environ 1 300 m) et en barque (1000 m). La longueur de la rivière souterraine est de 20 kilomètres et sa profondeur varie de 50 cm à 6 m sur la partie visitée, la température de l'eau est constante à 12 °C, celle de la grotte est toujours de 13 °C.

Padirac détient le record de fréquentation pour le tourisme souterrain en France : plus de 400 000 visiteurs par an avec un record de 460 000 entrées en 1991. 85 personnes, en majorité des saisonniers, sont employées par la société d'exploitation spéléologique du gouffre de Padirac.

Exploration spéléologique

Le gouffre a servi de refuge aux habitants du causse de Gramat pendant la guerre de Cent Ans et au cours des guerres de Religion, mais il semble que ce soit seulement vers la fin du XIXe siècle, à la suite d'une violente crue de la rivière, qu'une communication praticable se soit ouverte entre le fond du puits et les galeries souterraines.

Aujourd'hui, dans les années 2010, le Gouffre de Padirac est l'une des entrées d'un réseau souterrain de plus de 40 kilomètres de développement pour plus de 250 mètres de dénivelée, qui se classe dans les cent plus longues cavités souterraines naturelles.

De nombreuses parties de ce réseau restent encore à explorer et à topographier.

Fichier:Gouffre padirac speleos jef tm.jpg

Dans Bretagne

Les phares du Finistère

Le 08/08/2012

Les sentinelles de la mer

Posté à la pointe de l'Europe, le Finistère se singularise par ses nombreuses et majestueuses pointes que jalonnent des phares légendaires, vigies intemporelles et témoins de ces histoires de marins qui habitent l'esprit des lieux.

Monuments historiques

Fin 2010, huit phares finistériens ont été classés au titre des monuments historiques : le phare de Pontusval à Brignogan, le phare et l’ancien phare de l’île Vierge à Plouguerneau, le phare du Stiff et celui du Créac’h sur l’île d’Ouessant, le phare Saint Mathieu à Plougonvelin ainsi que le phare et l’ancien phare d’Eckmühl à Penmarc’h.

Phares de l'Île Vierge

Un beau prétexte pour découvrir  ces sentinelles de la mer dont la qualité architecturale et la valeur historique sont enfin reconnues.

Les visites guidées qui sont organisées par les offices de tourisme des communes concernées sont passionnantes avec en prime des points de vue « à couper le souffle ».

A découvrir : le musée départemental des phares et balises

Installé au pied du Créac’h, phare mythique qui guide les navires sur l’une des routes maritimes les plus fréquentées, le musée des Phares et Balises retrace depuis 20 ans sur l’île d’Ouessant l’histoire de la signalisation maritime. Il présente de magnifiques pièces d'optique et regroupe des témoignages plus quotidiens sur ces grandes aventures techniques et humaines.
Tél. 02 98 48 80 70

Plus d'infos:

  • Office de tourisme de Plougonvelin : 02 98 48 30 18
  • Office de tourisme de Penmarc'h : 02 98 58 81 44
  • Office de tourisme d'Audierne : 02 98 70 12 20
  • Office de tourisme de Plouarzel : 02 98 89 69 46
  • Office de tourisme de Plouguerneau : 02 98 04 70 93
  • Office de tourisme d'Ouessant : 02 98 48 85 83
  • Office de tourisme de l'Ile de Batz : 02 98 61 75 70
Dans Bretagne

Les bords de mer du Finistère

Le 08/08/2012

Bordé au nord par la Manche, à l’ouest par la mer d’Iroise et au sud par l’océan Atlantique, le Finistère est tout entier soumis à l’influence de la mer.

Depuis des millions d’années, les vagues et les tempêtes façonnent ses côtes découpées, lui donnant cette beauté sauvage. Tandis que le Gulf Stream qui le caresse lui fait cadeau de sa douceur.

 

Du Nord au Sud, le littoral décline ses mille visages, hautes falaises, longues plages, dunes ou cordons de galets. Les abers creusent loin leurs entailles dans les terres, les ports tranquilles se dévoilent au détour de petites criques. Sans oublier les îles, mondes à part aux personnalités contrastées.

Dans Bretagne

Domaine de Trévarez Finistère Bretagne

Le 08/08/2012

Site incontournable du Centre-Finistère, labellisé patrimoine du XXe, le domaine de Trévarez, construit à la fin du 19e siècle par James de Kerjégu, séduit par son château « Belle époque » de briques roses et de pierres de Kersanton. L’insolite bâtisse est alors dotée des équipements les plus novateurs de l’époque (charpente métallique, ascenseurs, électricité, chauffage, décorations Art nouveau…).

Fichier:Façade Trévarez.JPG

Bombardé lors de la 2nde guerre, le château, actuellement en cours de restauration, est partiellement accessible à la visite et héberge une exposition permanente retraçant l’histoire du Domaine et présentant quelques vestiges. Les majestueuses écuries, toujours intactes, sont à la mesure architecturale du château et accueillent chaque année animations et expositions temporaires.

Implantées au cœur d’un magnifique parc forestier et floral de 85 ha, labellisé Jardin Remarquable, le Domaine est réputé pour la beauté de ses collections de camélias, rhododendrons (label Collection Végétale Spécialisée) et hortensias, offrant aux visiteurs une floraison étalée au rythme des saisons. Cette année le Domaine de Trévarez vous invite à découvrir les sculptures végétales de Patrick Dougherty : des œuvres d'une grande originalité dont une conçue avec et pour le Domaine de Trévarez.

L’histoire du domaine de Trévarez est marquée par l’empreinte d’un homme : James de Kerjégu. Ce riche politicien décide, il y a plus d’un siècle, d’édifier le fameux château rose, au flanc des Montagnes Noires, en centre Finistère. Il fait ainsi basculer le vieux domaine de Trévarez, constitué dès le Moyen Âge, dans la modernité trépidante de la Belle Époque.

L’imposante bâtisse est dotée des équipements les plus novateurs (charpente métallique, ascenseurs, électricité, chauffage, décorations Art nouveau…). Les écuries sont à la mesure architecturale du château. Le parc est un condensé des tendances paysagères du moment.

Un luxe qui ne durera qu’un temps… Gravement endommagé lors de la seconde guerre mondiale, le domaine de Trévarez ne renaît qu’à partir des années 1970, sous l’impulsion du Conseil général du Finistère qui le rachète et s’attache depuis à sa mise en valeur.

Le domaine aujourd’hui

Au gré de leur promenade, les visiteurs découvrent le château partiellement ouvert à la visite et profitent du parc de 85 hectares. Les jardins conçus pour James de Kerjégu ont, pour la plupart, été réhabilités ou recréés : le jardin régulier, le jardin d’inspiration italienne et son bassin, le jardin pittoresque animé de cascades… Le parc à l’anglaise a acquis une nouvelle dimension grâce à la constitution de collections végétales qui font la réputation de Trévarez : rhododendrons (référencés « collection nationale » par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées), camélias, hortensias… Tout au long de l’année, divers événements animent la vie de Trévarez : festivals des plantes, expositions artistiques ou thématiques d’envergure.

Le domaine de Trévarez a été reconnu « Patrimoine du 20e siècle » en 2004 et labellisé « Jardin remarquable » en 2006 par le Ministère de la Culture et de la Communicat

Historique

Surnommé le « château rose » (ou le « château rouge »), c'est l'un des derniers châteaux construits en France.

Il fut édifié sur le flanc nord du Roc'h An Aotroù dans les montagnes Noires en 1907 par l'architecte Walter-André Destailleur à la demande de James de Kerjégu, président du conseil général du Finistère. Celui-ci décida d'inclure dans son projet toutes les améliorations techniques de son temps : chauffage central, eau chaude à tous les étages, toilettes modernes, ascenseur, etc. Profondément humaniste, James de Kerjégu fit profiter de ce confort inhabituel pour l'époque aux domestiques du château.

Il mourut peu après l'achèvement des travaux, et ce fut sa fille, Françoise accompagnée de son mari, le marquis de La Ferronays, qui logea au château.

En 1941, le château fut réquisitionné par les forces d'occupation allemandes. Il fut bombardé par la RAF le 30 juillet 1944 sur des renseignements de la résistance française.

Abandonné depuis, il fut vendu en 1968 au conseil général du Finistère qui le restaure progressivement et entretient le parc alentour. Le domaine de 85 hectares est labellisé « Jardin remarquable »3.

Parc et jardins

Cet ensemble comprend le parc paysager et les jardins ainsi que leurs fabriques : le bassin de la Chasse du jardin Renaissance, les deux vasques et le cadran solaire du jardin régulier, les deux statues des enfants maîtres-chiens, les grilles et les piliers des portails d'accès.

Il comprend aussi la fontaine du Lion et la fontaine Saint-Hubert, la terrasse sud, les anciens jardins en terrasses, la maison du jardinier, la serre attenante, le verger et le potager et leurs serres avec leurs murs de clôture et le bassin central du potager, la cressonnière, le vivier, l'étang, ainsi que les infrastructures hydrauliques (le réservoir, les canalisations, les vannes)2.

Fichier:Les écuries de Trévarez.jpg

Ce parc, en tant que jardin mixte, est un jardin remarquable3,4. Il s'agit à l'origine d'un vaste parc à l'anglaise de 85 Ha, planté de nombreux arbustes ornementaux (par exemple on y trouve encore aujourd'hui 160 camellias centenaires), au sein duquel se nichent plusieurs jardins : la carrière romantique, le "jardin japonais", le jardin italien, le jardin régulier… Mais ce sont surtout les vastes points de vue vers et depuis le château qui caractérisent l'architecture du parc originel.

A l'abandon de 1939 à 1968, le parc a été continuellement réaménagé de 1968 à nos jours, en particulier près l'ouragan dévastateur de 1987. Depuis cette date il est organisé en quadrants, correspondants aux quatre saisons, avec un genre emblématique pour chacune d'elles : le Camellia pour l'hiver, le Rhododendron pour le printemps, l'Hydrangea pour l'été, et les érables à l'automne.

Il abrite aujourd'hui la Collection Nationale du genre Rhododendron, avec environ 700 variétés, ainsi que de vastes collections de plantes de terre de bruyère (Camellia, Hydrangea, Fuchsia, érables japonais, chênes, etc.).

Dans Bretagne

Belle île en mer Morbihan Bretagne

Le 08/08/2012

Belle-Île-en-Mer est une île française de l’océan Atlantique située dans le département du Morbihan en Bretagne sud. Les habitants de l’île se nomment les Bellilois et les Belliloises.

Fichier:Depart navettes palais.jpg

Histoire

Préhistoire

La trace de la présence de l’homme au Paléolithique moyen a été révélée par la découverte d’un biface mousterien à Kergoyet en 1991.

Belle-Île a été définitivement séparée du continent, vers - 7000, lors de la transgression « flandrienne ».

La permanence de son occupation, est attestée dès le Mésolithique par de nombreuses découvertes de mobilier, outils, armes et bijoux conservés au musée archéologique de la Société polymathique du Morbihan, à Vannes et au Musée de Préhistoire de Carnac6. Des sites d’habitat du Néolithique ont été mis au jour à Kerdonis, au Skeul, Kerzo et Deuborh.

Dans les tourbières de Ster Vraz (Sauzon), un crâne humain datant du Néolithique fut découvert au début du XIXe siècle par le botaniste Émile Gadeceau : il est conservé au musée Dobrée à Nantes.

Mégalithes, tumulus et tombeaux

Sur la série de menhirs qui formaient un alignement unique traversant l’île dans sa longueur et dont la présence est attestée en 17017, seul trois sont encore visibles (Menhirs de Kervarigeon, Jean, ci-contre, et Jeanne de Kerlédan) : les autres ont été détruits, certains découpés en pierre de taille pour le bâtiment. En 1989, MM. O. Kayser et Batt archéologues de la DRAC de Bretagne, ont mis au jour un quatrième menhir, isolé, marquant une tête de vallon au port de Borderun.

Des nombreux tumulus que l’on pouvait voir sur l’île jusqu’au milieu du XIXe siècle siècle il ne reste que le tumulus de Borderune encore visible : ceux de Kerdavid, Borvran, Kervarigeon sont très arasés. Celui de Runello, un des plus imposant de la région, a été rasé vers 1830 pour en récupérer les pierres.

À l’Âge du bronze, le nombre de sépultures (tumulus de Bordelane, Lanno) traduit une augmentation de la population ; c’est sans doute la conséquence du développement de la navigation propre à cette période : Belle-Île se trouvait en position stratégique sur les routes maritimes. Durant l’Âge du fer, sur la Côte Sauvage, plusieurs éperons barrés, déjà occupés au Néolithique, sont fortifiés. Le plus important (5 hectares), nommé localement « Le camp de César », se trouve sur la presqu’île du Vieux Château au Nord-Ouest de l’île. Plusieurs dépôts de fondeurs ont été mis au jour, dont un des plus importants d’Europe, conservé au musée de préhistoire à Carnac6.

Un ensemble de tombelles, visible dans les landes de Bordelane, est estimé de la période de la civilisation des champs d’urnes (Bronze final, début Âge du Fer soit vers le Xee siècle av. J.-C.).

Antiquité

À l’époque celte, elle est la plus grande et la plus au large des 365 îles (dit la légende) de l’archipel du Morbihan (petite mer) où prospère le peuple navigateur des Vénètes. Les traces encore visibles d’éperons barrés (opidium) ayant servi de camps aux armées vénètes démontre l’intérêt stratégique que Belle-Île pouvait alors représenter.

On y a découvert des monnaies (statères Vénètes) et des tuiles datant de l’époque gallo-romaine. À la chute de l’Empire romain commence, comme en Bretagne, la colonisation par les bretons venus d’Outre-Manche.

La colonisation monastique

Au IXe siècle, Belle-Île appartient au comte de Cornouaille (en Bretagne). Au centre de l’île, à l’emplacement de l’actuelle commune de Bangor, une communauté monastique probablement crée par des moines provenant de l’abbaye galloise de (en) Bangor (Flintshire, Pays de Galles) y est établie depuis le VIe siècle. Le comte de Cornouaille, pour relever l’île dévastée par les invasions des Vikings qui en ont chassé la totalité de ses habitants, la confie aux Bénédictins de Redon : ils y établissent un prieuré au même lieu que leur prédécesseurs gallois (Le lieu est occupé aujourd’hui par le camping municipal de Bangor). Les moines mettent en œuvre à Gwedel un programme rationnel de colonisation et de mise en valeur : l’île est divisée en quatre paroisses, et leurs territoires allotis en propriétés d’un peu plus de vingt hectares qui sont attribués à une famille et dont les contours resteront stables jusqu’au XVIIIe siècle, formant plus de 150 villages disséminés.

L’île change à nouveau de tutelle en 1029 : le comte de Cornouaille Alain Canhiart confie l’île à l’Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, qu’il vient de fonder. Domaine appartenant à un ordre relevant du Pape, Belle Isle se trouvait juridiquement donc dépendre ni l’évêché de Vannes ni du duché de Bretagne mais directement de la Curie romaine par une sorte d’extra territorialité insulaire. La gestion de l’île est déléguée à un prévôt qui dispose du pouvoir spirituel et temporel (droit de basse, moyenne et haute justice qui s’exerce tantôt à Belle-Île tantôt à Quimperlé). En 1408, la justice n’est plus exercée qu’à Quimperlé ; deux officiers sont désignés par l’abbé de Quimperlé : l’ « official » gère le spirituel et le « commandant » a en charge le temporel de l’île ainsi que la défense des côtes.

L’île est constamment la cible, à cette époque, de pirates des régions voisines (Saintonge, Charente) ou de pays plus lointains (Hollande, Angleterre), et les moines qui ont construit une première citadelle à Palais, s’avèrent incapables de repousser ces pillages. Cependant, le principal intérêt de Belle-Île pour les pirates et les flottes ennemies du royaume est d’ordre purement stratégique : Belle-Île est une des rares îles du littoral atlantique français permettant aux navires ennemis de s’avitailler aisément en eau potable. Ceux-ci évitent ainsi un débarquement, toujours risqué, sur le continent. Cet intérêt hautement stratégique n’échappe pas à Vauban qui, au XVIIe siècle, fait construire spécialement une aiguade en bordure de mer, au pied de la citadelle du Palais. Il s’agit d’un poste d’avitaillement en eau potable, équipé d’un réservoir captant des eaux de source, ainsi que d’un quai d’accostage pour les citernes flottantes chargées du transport de l’eau vers les bateaux au mouillage dans la rade. L’eau en y était ensuite pompée pour remplir les pièces à eau rangées dans les cales des navires8.

Le Marquisat

En 1548, le roi Henri II décide d’entreprendre sa fortification et sa mise en défense. Il faut transporter sur l’île des pierres de granit venant d’Auray et malgré les injonctions royales, les fortifications avancent lentement. Les moines opposent l’insuffisance des richesses de l’île pour financer des travaux aussi importants.

Belle-Île est encore pillée, cette fois par les Espagnols en 1567.

En 1573, durant les Guerres de Religion, l’île est occupée par Gabriel de Montgomery, chef militaire protestant. Réfugié en Angleterre, il vient soutenir Coligny. La garnison de Montgomery est chassée par une escadre armée par Albert de Gondi, duc consort de Retz. Belle-Île est alors érigée en marquisat en 1573 et concédée par le roi à ce riche gentilhomme venu d’Italie guerroyer pour le Roi et favorisé par Catherine de Médicis.

Belle-Île est désormais le siège d’une sénéchaussée. Les Gondi commencent la réédification d’une forteresse à Palais et de différents ouvrages de guet sur les côtes. L’île connaît une certaine tranquillité et une certaine prospérité grâce à ce chantier. Mais les finances des Gondi qui ont de lourdes charges, ne suffisent plus.

Son petit neveu et héritier, Paul de Gondi, cardinal de Retz, frondeur persécuté par Louis XIV et Mazarin, vint se réfugier à Belle Isle au cours de l’été 1654 après son évasion de la prison de Nantes. Au cours de la rocambolesque cavalcade qui s’ensuivit, il dut se résoudre, en 1658, à vendre l’île pour un million quatre cent mille livres à Nicolas Fouquet, armateur issu d’une très riche famille alliée des principaux parlementaires bretons et devenu surintendant des finances en 1653. Fouquet acheva les fortifications et construisit une jetée et des entrepôts. Belle Isle devient alors pour quelques années, avec une dizaine de navires, le principal centre d’armement du commerce avec l’Espagne et les Indes. En 1660, Fouquet achète la charge de Vice Roi des Amériques et promet un développement avec le Nouveau Monde par ses participations aux compagnies maritimes, notamment dans le commerce des peaux de Nouvelle France.

L’île abrite alors deux cents hommes au service de l’entreprise de Fouquet9 mais celui-ci est arrêté le 15 septembre 1661 par un complot préparé par Colbert avec l’aide de son cousin Colbert du Terron venu enquêter sur place. Le projet d’extension du port est stoppé. L’île fut confisquée, comme toutes les libertés bretonnes le seront, par Louis XIV venu à Nantes et le commerce maritime ruiné, comme à peu près le royaume dans son entier, par les guerres du Grand Roi avec les autres nations. Au terme d’un interminable procès qui fit scandale tant la procédure fut dévoyée, Fouquet est condamné en 1664 au bannissement hors du royaume et à la confiscation de ses biens, peine commuée par le Roi en détention à perpétuité. À la mort du ministre déchu, en 1680, sa veuve et ses enfants désargentés conservent naturellement la seigneurie, mais Louis XIV s’arroge le droit de mettre l’île en défense, laquelle sera assurée directement. Il s’agit d’une expropriation de fait par l’armée.

Toutes les compétences ayant été étouffées par la monarchie absolue, la ferme du tabac étant même confiée à une favorite, le commerce triangulaire avec les plantations de Saint-Domingue fut un échec jusqu’à ce que la Régence restaure un peu de liberté et qu’une reprise commerciale soit tentée en 1720. Si les bourgeois de Saint-Malo, Lorient, Nantes, La Rochelle, Bordeaux et Bayonne profiteront de ce regain, la prospérité, faute de nouvel investisseur sérieux, ne reviendra jamais à Belle Isle réduite à un rôle militaire, d’autant que c’est la ville nouvelle de Lorient que Colbert choisit pour l’implantation de la Compagnie française des Indes orientales.

Dans Auvergne

Le Puy-en-Velay Auvergne Haute loire

Le 08/08/2012

Le Puy-en-Velay est une commune française de la région Auvergne, préfecture du département de la Haute-Loire et capitale du pays du Velay.

Ses habitants sont appelés les Ponots et Ponotes.

Fichier:FR-43-Le Puy32.JPG

Le Puy-en-Velay se situe au centre du département de la Haute-Loire, au sud-est de la région Auvergne. La ville est à 135 km de Lyon, 130 km de Clermont-Ferrand, 110 km de Valence et 76 km de Saint-Étienne.

Malgré son appartenance à la région Auvergne, le Puy-en-Velay regarde plus vers la région Rhône-Alpes voisine et plus particulièrement vers Saint-Étienne que vers Clermont-Ferrand. La ville est reliée à la métropole forézienne par une route à 2 x 2 voies, la RN 88, et seule une route nationale, la RN 102, la relie à la capitale auvergnate.

Fichier:Le Puy en Velay Panorama.jpg

Chemins de Compostelle

Le Puy-en-Velay est le point de départ de la Via Podiensis, un des itinéraires contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La commune suivante traversée est Vals-près-le-Puy, avec son église Saint-Christophe.

Nota : de lien en lien on pourra ainsi aller de ville en village jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le "Guide du Pèlerin" ne mentionne rien sur la ville, si ce n’est qu’elle a donné son nom à cette "via" qui y passe. Rien n'y indique qu'elle soit un point de départ comme il est dit habituellement, comme ci-dessous :

« les Bourguignons et les Teutons » dont parle Aimery Picaud, et, plus généralement, les Jacquets venus de l’est de l’Europe, débutaient leur pérégrination par le grand sanctuaire marial qui a donné son nom à la Via Podiensis.

Fichier:Le Puy-en-Velay4.JPEG

Histoire

Préhistoire

La route de l'étain passait par la vallée du Rhône qui était l'unique voie d'approvisionnement en minerai pour les pays méditerranéens pendant l'âge du bronze. L'étain, venu d'Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu'à l'estuaire de la Loire. De là, il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône2. Ce trajet est attesté par Diodore de Sicile qui, au 1er siècle avant notre ère, parlait d'un périple de trente jours pour atteindre l'embouchure du Rhône3. Certains suggèrent un passage par Roanne2, d'autres par la route du Puy-en-Velay et le col du Roux4, près de Saint-Cirgues-en-Montagne3. Trafic qui n'était pas sans risque comme en témoigne l’hypogée de Roaix, daté de la fin du chalcolithique. Situé au quartier des Crottes, il contenait 30 corps qui tous portent des traces de blessures ou de traumatismes mortels, résultat d'une guerre locale liée au trafic de l'étain5.

Antiquité et Haut Moyen Âge

Après avoir conquis ce site habité par des Vellaves (tribu gauloise), les Romains s’installent au Puy, alors appelé Anicium. À l'époque romaine le site est un centre religieux situé à l'emplacement de la cathédrale. Le site était à l'origine gaulois. Une inscription romaine se trouve au revers de la porte du For de la cathédrale "ADIDONI ET AUGUSTO - SEXTUS MUSICUS TALONIUS D. S. P. P.(de sua pecunia posuit)" (À Adidon et à Auguste - Le musicien Sextus Talonius a élevé ce monument de ses deniers). De nombreux vestiges gallo-romains ont été remployés dans le clocher.

En 2005, lors de la construction d’un lotissement au lieu-dit Coste Deferne les fouilles ont permis de découvrir une villa gallo-romaine implantée dans le dernier tiers du Ier siècle de notre ère et qui a perduré pendant l’Antiquité tardive (IIIe–IVe siècle)6.

Dans les premiers siècles, à l’époque des persécutions de l’Empire romain ont été tués en haine de la foi Saint Julien de Brioude, Saint Ferréol, Saint Ilpize, Saint Marcel, au VIIe siècle c’est le tour de Saint Théofrède, le fondateur de l’abbaye du Monastier-sur-Gazeille.

Après la chute de l’Empire romain, les Barbares déferlèrent, Ruessium (Saint-Paulien) ne fut pas épargnée. La ville saccagée, ses habitants massacrés, ses maisons romaines détruites. Certains considèrent que vers 365 l’évêque Vosy renonça à reconstruire et décida alors de se fixer au Puy, dont la position était plus facile à défendre et la situation plus favorable.

L'histoire de l'Auvergne est troublée à la fin du Ve siècle. Malgré l'opposition de Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, et des Gallo-romains fidèles à Rome, l'empereur Julius Nepos laisse les Wisigoths prendre le contrôle de l'Auvergne, dont fait partie le Velay, en 475. C'est le comte Victorius, un Gallo-Romain, qui est nommé duc des Arvennes par le roi Euric. Après la bataille de Vouillé au printemps 507, Clovis conquiert toute l'Aquitaine.

Fichier:FR-43-Le Puy08.JPG

L'installation de l'évêché

Les historiens discutent de la date à laquelle l'évêque de la Cité des Vellaves s'installe à Anicium. Les textes disponibles, entre histoire et légendes, ne sont pas suffisamment fiables.
La Notitia Galliarum donne, au Ve siècle, huit cités pour l'Aquitaine Première, celles des Bituriges Cubes, des Arvernes, des Rutènes, des Albigeois, des Cadurques, des Lémovices, des Gabales et des Vellaves. L'église catholique ayant repris dans son organisation celle de l'empire romain, le chef lieu de la cité est le siège d'un l'évêché et la métropole de la province est celui de l'archevêque. Les historiens considèrent que les premiers évêques ont dû installer leur siège à Ruessium (actuellement Saint-Paulien), située sur la Via Agrippa, plutôt qu'à Anicium (actuellement Le Puy-en-Velay).

Une deuxième discussion a eu pour sujet la liste des premiers évêques de la Cité des Vellaves et leur ordre dans la liste des évêques: saint Vosy, saint Scutaire, saint Suacre, saint Hermentaire, saint Aurèle et saint Bénigne.
Un martyrologue lyonnais du IXe siècle donne le nom d'Euodius pour le Velay le 12 novembre. Le nom d'Euodius est celui d'une famille sénatoriale de Clermont. On retrouve ce nom parmi les évêques, prêtres et diacres présents au concile de Valence qui débute le 12 juillet 374. Mais on ne peut assurer qu'il soit évêque de la Cité des Vellaves.
La tradition locale cite les noms de deux évêques saint Georges et saint Vosy (Euodius ou Evode) vers le IIIe siècle et IVe siècle mais aucune preuve ne permet d'affirmer la véracité de ces faits.

La légende parle de la guérison d'une femme sur la pierre des fièvres située à l'entrée principale de l'église (aujourd'hui dans la chapelle du Saint-Crucifix de l'abside Nord). Cette femme aurait reçu en rêve l'ordre de demander à saint Georges, évêque de Reussium, de construire une église sur le mont Anis, Anicium. Un cerf aurait tracé dans la neige les limites de l'église. La légende raconte que de "saints vieillards vêtus de blanc" venant du sud auraient apportés la première relique de la Vierge à saint Vosy, premier évêque du Puy, et à l'architecte Scutaire, son successeur au Ve siècle.
D'autres histoires racontent que des miracles ayant été constatés sur le Mont Anis, l’évêque Vosy confia à Scutaire, architecte romain, la mission d’y édifier une église.
Les noms des premiers évêques font penser que leur origine est orientale.

La première église dédicacée à la Vierge n'a pas pu l'être avant le Troisième concile œcuménique d'Éphèse en 431.

Le concile d'Éphèse va condamner Nestorius et rappeler les dogmes proclamés aux conciles de Nicée en 325 :

  • le Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père »
  • et de Constantinople en 381 - le « Saint-Esprit consubstantiel au Père »,
  • et ajouter Marie, Mère de Dieu « Theotokos ».

Ce concile va entraîner un développement de la dévotion populaire à la Vierge, Mère de Dieu et du culte marial. En Occident, à Rome, vers 435, le pape Sixte III dédie à Marie l'église du pape Libère construite sur l'Esquilin. C'est la basilique Sainte-Marie-Majeure. C'est la première église consacrée à la Vierge en Occident.

La dédicace à Marie de l'église d'Anicium ne doit pas être antérieure au VIe siècle. Cette dédicace a dû se faire sans cérémonie particulière. En effet, dans les premiers temps de l'Eglise, les églises n'avaient pas de dédicace et, en dehors de la messe, il n'y avait aucune cérémonie particulière pour la consécration d'une église.

Le transfert du siège de l'évêque de Ruessium à Anicium a dû se faire en même temps. C’est au VIe siècle que Podium Aniciense commença à prendre de l’importance et supplanter Ruessium.

On n'est pas certain de la présence de l'évêque à Anicium avant le VIe siècle. Le linteau de la porte papale (retrouvé lors de fouilles et mis là en 1847), située dans le Porche du For, est un réemploi gallo-romain. Il porte le texte "SCUTARI PAPA VIVE DEO" = "Vivez en Dieu, Scutaire". Scutaire, saint Scutaire, est un des premiers évêques apparaissant dans la liste des évêques du Puy. Le terme PAPA a été ajouté après coup, peut-être pour justifier le nom donné à la porte qui ne s'ouvrait que pour le Souverain Pontife et les dignitaires ecclésiastiques. L'autre face de cette pierre portait l'inscription citée au début. La frise en S au-dessus du linteau est celtique. Elle se retrouve au pied du chevet. Une inscription scellée dans le chevet parle d'un certain GUTTVATER, prêtre gaulois.

Un texte de Grégoire de Tours cite l'évêque du Puy, Aurèle, vers 591, à propos d'un faux Christ berrichon qui serait venu avec une troupe au Puy près des basiliques proches de la cathédrale. L'évêque Aurèle lui aurait envoyé des hommes énergiques dont un l'aurait tué. Ce texte permet d'assurer qu'à cette époque le siège de l'évêché du Velay était au Puy et que la ville avait déjà plusieurs églises.
Aurèle aurait été enterré dans la basilique Saint-Vosy. De cette basilique il ne subsiste plus aujourd'hui que la crypte dans l'enceinte du Grand séminaire.

D'autres évènements ont pu jouer un rôle dans l'histoire de l'évêché.

Moyen Âge

Au IXe siècle, le culte de la Vierge est suffisamment important pour que la ville change son nom d'Anicium en le Puy Notre-Dame.

En 876, on connaît la vicairie Notre-Dame ou Sainte-Marie qui comprend en plus de la ville du Puy, Lantriac, Monnet, Malafosse et Crouziols.

En 924, après que Guillaume II, duc d'Aquitaine, comte d'Auvergne et du Velay ait reconnu la suzeraineté du roi Raoul, ce dernier accorde le 8 avril à l'évêque Adalard, avec l'accord de Guillaume II, le bourg contigu à l'église Notre-Dame du Puy avec tout ce qui était du domaine du comte : droits de marché, droit de monnaie, .... L'évêque devint alors le seigneur du bourg du Puy Notre-Dame.

Le 8 mars 955, l'évêque Godescalc s'étant rendu à Laon, il obtient du roi Lothaire la confirmation du don fait par le roi Raoul en 924.

Le 18 juillet 961, l'évêque Godescalc consacre la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe.

À partir du Xe siècle, le Velay devient comté évêché, au profit de l’évêque du Puy. La ville devient la capitale du Velay, siège du comté et de l’évêché. Ainsi Le Puy devint la capitale des Vellaves.

Déjà célèbre en raison des guérisons opérées par la « Pierre aux fièvres », qui y conduit même quelques musulmans venus d’Espagne, la ville le devint davantage lorsque saint Louis lui fit don de la Vierge noire. Dès lors, Le Puy connut une très grande prospérité, due à la venue de milliers de pèlerins. Ce pèlerinage du Puy resta, durant tout le Moyen Âge, le plus renommé de France, d’autant que l’une des quatre grandes voies conduisant à Saint-Jacques-de-Compostelle passait par-là. L’évêque Godescalc est cité comme le premier pèlerin de Compostelle en 951.

En 1095, le pape Urbain II désigne l’évêque du Puy, Adhémar de Monteil comme légat pour la première croisade.

En 1138, le roi Louis VII le Jeune est avec sa cour au Puy où il célèbre la fête de l'Annonciation de la Vierge. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, écrit à saint Bernard qu'il l'y a rencontré pour lui demander la confirmation d'un de ses religieux choisi comme évêque de Langres.

En 1142, Raymond II, comte de Tripoli (1137-1142), fils de Pons de Saint-Gilles, donne à l'évêque du Puy, Humbert d'Albon (1128-1144), tout ce qu'il possède dans le "comté des Vellaves". C'est la première mention d'un comté du Velay. Jusque là on utilisait la formule "Pagus Vellaicus". Le Velay était une partie de l'Auvergne. Ce document est transmis à Robert III qui est comte d'Auvergne et du Velay.

Au moment de la féodalité, le Velay avait été donné en apanage au duc de Guyenne, Guillaume d’Auvergne. En 1162, un différend s’éleva entre celui-ci et l’évêque du Puy. Ce dernier, ayant été molesté, porta l’affaire devant le roi de France Louis VII le Jeune, qui donna raison au prélat et retira son comté à Guillaume pour l’offrir à l’évêque. Dès lors, celui-ci ne releva plus, pour le temporel, que du souverain qui, en 1307, intégra définitivement le Velay au domaine royal, Philippe le Bel partageant désormais sa seigneurie avec le pontife. Ceci, afin de faire pièce aux Polignac, véritable dynastie, la plus illustre de la région, qui rançonnaient les riches pèlerins et les marchands attirés nombreux par la perspective de fructueuses affaires.

Si le roi de France se décida à intervenir, c’est qu’avant lui un pauvre charpentier, Durand, avait déclaré la guerre sainte à ces « Cotereaux. » Ayant reçu mission de la Vierge de réunir les hommes valides, il donna la chasse à ces aventuriers, dont il pendit jusqu’à 500 à la fois. Le goût du sang entraîna ces nouveaux croisés à de tels excès que le roi dut y mettre bon ordre. D’où le traité de partage de 1307. L’évêque, qui s’était appuyé sur les commerçants pour résister aux Polignac, dut consentir des concessions et Le Puy devint une commune élisant ses consuls.

La ville s'entoure de remparts entre 1220 et 1240 qui vont lui servir de limite jusqu'au XVIIIe siècle.

Le Puy, au Moyen Âge, est une ville religieuse mais aussi une ville littéraire prestigieuse. L’académie de Saint-Mayol accueille des étudiants venus de toute l’Occitanie. La ville est également renommée pour ses cours poétiques en langue d'oc.

Le Velay dépend du gouvernement royal de la Généralité du Languedoc créée en 1377 ayant pour chef-lieu Montpellier, une sénéchaussée indépendante demeure au Puy jusqu’en 1789.

La ville du Puy n'est pas éloignée de la Voie Regordane qui reliait Paris à Saint Gilles.

XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles

Outre son pèlerinage, Le Puy doit aussi une partie de sa prospérité à sa dentelle, mentionnée pour la première fois en 1408. Malheureusement, en 1640, le Parlement de Toulouse, assailli de réclamations par les nobles et les bourgeois qui se plaignaient de ne plus trouver de servantes (on comptait à cette époque dans la région 70 000 femmes fabriquant de la dentelle sur leur carreau) en interdit le port sur les vêtements, d’où désolation et chômage chez les dentelières. C’est alors que Saint François Régis, père jésuite, ému de cette situation, parvint à faire annuler la décision du Parlement.

Le Puy résista toujours victorieusement aux attaques des Huguenots cévenols qui firent subir de grands dommages à la ville. L’évêque, Mr de Sénectaire, prit l’épée et revêtit la cuirasse pour repousser au loin les ennemis de la Vierge. Pendant de longs mois, Le Puy se refusa à reconnaitre Henri IV comme roi de France malgré son abjuration.

XIXe siècle

À la Révolution, le Velay retrouva le nom du peuple Gaulois qui avait consacré à leur dieux ces lieux magnifiques, sous l’Empire, le département de la Haute-Loire avec Le Puy comme chef-lieu.

XXe siècle

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB7 fin août 1944.

En 1978, le site a hébergé le tournage James Bond, Les diamants sont éternels.

Monuments et lieux touristiques

Le Puy-en-Velay est classée ville d’art et d’histoire. La déambulation dans la vieille ville permet de parcourir plusieurs siècles d'architecture, depuis le baptistère Saint-Jean caché derrière la cathédrale datant du 10e siècle jusqu'aux immeubles de la rue Pannessac dont les façades permettent de parcourir l'architecture civile du 16e au 18e siècles. Des sculptures romaines sont engravées dans les murs de la cathédrale.

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Le 02/08/2012

Séjour clé en main

Découvrez nos week-ends "culture et loisirs" ! Pour s'offrir une escapade "tout compris" en Finistère. > J'y vais !

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Le 02/08/2012

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Du cœur du Parc naturel régional d’Armorique ou du haut des balcons naturels que sont les Monts d’Arrée ou les Montagnes noires, une vue inégalable sur le Finistère se dévoile.

Ici, inutile d’être passionné de photographie pour tomber en admiration devant ces paysages et reliefs que chaque saison habille de couleurs chatoyantes et changeantes.

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Symphonie florale, senteurs envoutantes, camaïeux de couleurs, les jardins du Finistère vous ouvrent les portes de leur petit paradis...

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