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Guide Tourisme Séjours et Vacances en France
Ce blog est un journal de bord sur le tourisme dans nos régions : vous pouvez avoir toutes les informations sur les sites touristiques de vos destinations, racontez votre vie, donnez votre avis sur des sujets qui vous tiennent particulièrement à cœur, publiez vos photos et vos vidéos, partagez une expérience ou opinion avec d’autres internautes, présentez vos voyages, …
Quelque soit votre motivation, ce blog sur le tourisme en France est un espace d’expression libre et vous permettra de partager vos expériences avec le monde entier ou simplement avec vos proches.
Exprimez-vous au travers des articles que vous publiez et des contenus multimédias que vous diffusez et créez des liens sur Internet pour partager des moments exceptionnels ensemble !
Le 20/09/2012
Île-d'Arz est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Elle recouvre huit îles dont la principale est l'île d'Arz, île du golfe du Morbihan au large de Vannes.
Le nom breton de la commune est Enez Arh qui signifie « l'île de l'ours ». Sa devise est Arzao Hag Arzam, qui signifie « Debout et tenons ».
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L'Île-d'Arz, commune insulaire, est située à six kilomètres dans le Sud-Ouest de la préfecture Vannes dans le golfe du Morbihan. La commune qui s'étend sur une surface d'environ 330 ha est composée de huit îles : la principale Arz d'une superficie de 269 ha pour 18 km de linéaire côtier, Illur sa proche voisine avec ses 41 ha, et six petites îles ou îlots : Drénec Vras, Drénec Vihan, Lerne, Illuric, Mouchiouse et Spiren.
À l'ouest, un bras de la rivière de Vannes sépare Arz de l'Île-aux-Moines. À l'est le fort courant de la rivière de Noyalo a creusé un profond chenal entre elle et Ilur. Au nord-est c'est une étendue d'eau de faible profondeur qui la sépare des îles Boëdic et Boëd rattachées à Séné.
Histoire
Jusqu'au XVIe siècle, Ilur est le centre de la paroisse. Il est authentifié qu'en 1618, celui-ci a été déplacé à Gréavo, sur l'un des tertres au milieu de l'île d'Arz. En 1790, l'île d'Arz est érigée en commune. Son premier maire fut Jean-Vincent Touzé du Guernic. On la surnomme parfois « île aux capitaines », car elle donna de nombreux marins et officiers à la marine nationale et de commerce au cours des XIXe et XXe siècles.
Lieux et monuments
Monuments historiques
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La commune compte deux monuments historiques :
- L’église de la Nativité ou Notre-Dame, en partie romane et remaniée en 1553 et au XVIIe siècle. Elle possède douze chapiteaux sculptés datant du XIIe siècle. Elle a été classée par liste en 18623.
- Le prieuré dépendant de l’église a été fondé au XVIIIe siècle. Il accueille désormais la mairie et l’école du village. Il a été inscrit par arrêté du 15 janvier 19794.
Autres monuments et sites
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- Un moulin à marée (dit moulin du Berno) a été restauré et remis en fonctionnement par quatre retraités bénévoles. C'est l'un des plus anciens repérés en Europe.
- Au lieu-dit Kernoël se dresse un manoir du XVe siècle.
Le 20/09/2012
Roscoff est une commune française du Léon, dans le département du Finistère, en Bretagne.
Ancien havre de corsaires d'où partirent les Johnnies vendre leurs oignons rosés, Roscoff, homologué « petite cité de caractère2 », est une petite ville balnéaire qui a conservé son patrimoine architectural des XVIe et XVIIe siècles, doublée d'un important port de ferries, desservi par Irish Ferries (en) et Brittany Ferries, qui y a son siège, et départ pour les îles Britanniques ainsi que l'Espagne.
Son estran, balayé par des marées dont le marnage peut atteindre 10,40 m, abrite une diversité biologique propre à deux écosystèmes d'algues frontaliers dont l'étude, en 1872, est l'origine, du premier3 pôle européen4 de recherches et d'enseignement en biologie marine, la Station biologique de Roscoff. Recherché pour ses embruns iodés et la douceur d'un climat maintenue par un courant marin qui ne varie qu'entre 8 °C et 18 °C, Roscoff est aussi un séjour de post-cure qui a vu naître le concept de centre de thalassothérapie en 1899, l'institut Rochcroum, et propose, outre une maison de vacances médicalisée, la clinique Kerlena, un hôpital hélio marin de référence fondé en 1900, le Centre de Perharidy.
L'Île de Batz est desservie par des vedettes à départ du vieux port de Roscoff.
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Roscoff occupe la pointe du promontoire qui ferme à l'ouest la baie de Morlaix. La ville s'étend sur 619 hectares au nord de Saint-Pol-de-Léon distant de centre à centre de 5 kilomètres, avec lequel elle tend à former une conurbation, et possède 14 kilomètres de côte avec plusieurs plages de sable blanc très fin. L'accès par la terre se fait de Saint Pol par une route unique, la RD 58 (ancienne route nationale) ou de Santec, au sud ouest, par une petite route côtière.
Ce territoire est dessiné par trois pointes. Celle du milieu, la moins marquée, occupe le centre de la vieille ville et est appelée la pointe du Vil. Les deux autres sont 0,665 mille à l'est la péninsule de Bloscon, séparée de la précédente par la petite anse du vieux port, et 0,604 mille à l'ouest la presqu'île de Perharidy, séparée de la même par l'anse de Laber. Celle-ci, profonde de près de 2 kilomètres, se découvre entièrement à marée basse. Son tiers amont est depuis 1835 un polder.
Il appartient à la Ceinture Dorée, cet affleurement lœssique de 30 à 60 centimètres de profondeur, formé au devensien par les déjections friables et les moraines du bord de la calotte glacière, dont la fertilité, bien qu'il soit plus de mille fois plus mince, ne se compare qu'à celui de la plaine du Fleuve Jaune. C'est ce loess, amendé par les phosphates du goémon, qui donne l'impression que les roscovites, tels Ulysse, cultivent du sable.
Roscoff est à 98 milles, soit 182 kilomètres, de Plymouth, 210 kilomètres de Rennes et 562 de Paris. Il faut 14 heures en ferry, à peine plus à la voile (mais 2 jours par vents contraires), pour rejoindre Plymouth, soit presque le double que pour atteindre Paris par l'autoroute. L'aérodrome de Morlaix et la base de Landivisiau sont à une trentaine de kilomètres chacun.
Monuments
Vestiges mégalithiques
- Dolmen de Kerfissiec.
- Lech de Reuniou dit Croaz covec (croix ventrue), près de Keravel (sud ouest du territoire de la commune). C'est une stèle étroite, sorte de menhir miniature taillé pour servir à la manière d'un cippe, semblable à de nombreuses autres dans le Léon, datant de l'âge de fer, soit au plus tôt le VIIe siècle avant J. C., réutilisée pour faire le socle d'un calvaire beaucoup plus récent. À proximité, à trois cents mètres du lieu dit Leslec'h prononcé aurefois An Nes Lech, se dressait une triple allée couverte dynamitée en 1942 à la faveur de l'Occupation par le propriétaire du champ qui en était encombré119.
Patrimoine religieux
- Calvaire de Roscogoz, en granit et kersanton, date de la fin du XIVe ou du début du XVe siècle.
- Église Notre-Dame de Croaz Batz120. Le parvis est enclos d'une muraille dans laquelle est incis un ossuaire du début du XVIIe et une chapelle funéraire.
- Retable des albâtres121 exposé dans une chapelle aménagée spécialement en 1634 dans le transept sud de Notre Dame. Du XVe, ce sont sept hauts reliefs ramenés de Nottingham qui représentent la Passion
- Chapelle Sainte-Barbe
- Chapelle Saint-Nicolas
- Chapelle Sainte-Brigitte
- Chapelle Sainte-Anne
- Chapelle Notre-Dame de bonne Nouvelle (Introun Verchez Kelaou Mat), sise sur la route de Saint Pol
- Chapelle Saint-Ninien. Renommée chapelle de la Sainte Union à la fin des guerres de religion, a été détruite en 1932 pour construire le port. Elle était en ruine et la souscription recueillie pour la sauver, en particulier auprès d'un descendant des Stuarts, a été vaine. Il n'en reste que quelques traces.
- Nœud d'une croix découvert en 1971 à Kerguennec lors de la construction d'une route et exposé à côté de la chapelle Sainte Anne. Les quatre faces sont illustrées par Saint Yves, Sainte Véronique, la Sainte Face et un ange portant l'inscription « Y Rollan K Borlavdi sa Fam fet faire la cru 1619 » i.e. « Yves Rolland et Katell Borlaudi, sa femme, ont fait faire la croix en 1619 ». (Ne jamais toucher, pas même effleurer).
Randonnée pédestre "Lac des Sagnes" (Alpes-de-Haute-Provence » Lans)
Le 19/09/2012
Commentaire : Pas de réelles difficultés pour cette randonnée mais l'effort reste soutenu compte tenu de la longueur de cette dernière. L'arrivée sur le lac est plaisante avec en point de mire la Tour des Sagnes. A découvrir ! A noter que pour les moins sportifs, le lac est accessible en voiture par la piste forestière. |
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Le départ de la randonnée peut se faire sur le second parking du Boréon (1670m). Partir tout droit dans la forêt, sur la rive gauche du Boréon, jusqu'au chalet Vidron. Franchir la petite montée assez raide qui nous mène sur un terrain plus plat, et qui longe le Boréon jusqu'à atteindre une petite clairière. Au point 425, poursuivre la montée en direction du Refuge de la Cougourde, sous la surveillance de quelques chamois. Prendre la pause au refuge (2090m), idéalement placé dans un vallon très verdoyant et dominé par la cime de l'Agnel. Pour atteindre le lac des Sagnes (2190m), situé derrière la barre rocheuse, nous avons choisi l'option du chemin sur notre gauche, surement attiré par la cascade illuminée par le soleil. Une dernière petite grimpette nous amène au petit, mais très joli lac des Sagnes qui mérite vraiment le détour: enserré d'un coté par des amas rocheux et surplombé par les pentes de la cime de l'Agnel (2927m) et des caires de Cougourde (2921m). On peut rejoindre de nouveau le refuge en prenant un autre chemin, le long d'une autre cascade; et de là, redescendre par le même sentier.

Découvertes autour du puy de Dôme Auvergne
Le 19/09/2012
Balades autour du puy de Dôme
Pour que votre découverte des volcans soit des plus agréables, nous vous proposons des idées de circuits pédestres alentours qui vous permettront facilement d'accéder à de superbes panoramas volcaniques.
N° 1 - La roche Sauterre (Manzat) - télécharger
N° 2 - Le sentier du Grebe Huppé (Pulvérières) - télécharger
N° 3 - Cascade de Montfermy, la Sioule (Montfermy) - télécharger
N° 4 - Les gorges d'Enval (Enval) - télécharger
N° 5 - Les puys de Jumes et de la Coquille (ST-Ours) - télécharger
N° 6 - Les puys Chopine et des Gouttes (St-Ours) - télécharger
N° 7 - Le tour du puy de Dôme (Ceyssat - Orcines) - télécharger
N° 8 - Saint-Pierre-le-Chastel (Mazayes) - télécharger
N° 9 - Le puy de la Vache (St-Genès-Champanelle) - télécharger
N° 10 - Le bois des Bourelles (Orcival) - télécharger
N° 11 - Randonnée le puy de Montenard (Saulzet-le-Froid) - télécharger
N° 12 - Les gorges de la Monne (Olloix) - télécharger
N° 13 - Le tour du lac Chambon (Murol) - télécharger
N° 14 - Le sentier des Sources (le Mont-Dore) - télécharger
N° 15 - Le sentier du Guéry (Orcival) - télécharger
Vous pouvez également accéder au sommet du puy de Dôme en empruntant le chemin des Muletiers.
Départ : parking au col de Ceyssat sur la RD68 / Durée : 1h30 aller-retour.
>> Toutes les informations pratiques sur le volcan mythique du département
Le puy de Dôme est un volcan en sommeil de la chaîne des Puys, dans le Massif central. Il se trouve à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand et a donné son nom au département du Puy-de-Dôme. La chaîne des Puys est devenue un site classé en 2000. Le puy de Dôme fait quant à lui partie du réseau des grands sites de France et a reçu, début 2008, le label « Grand site de France ».
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Localisation
Le puy de Dôme est situé à 15 km à l’ouest de Clermont-Ferrand, sur la commune d'Orcines.
Du haut du Puy de Dôme, par temps clair, on a une vue générale sur le parc naturel régional des volcans d'Auvergne avec toute la chaîne des Puys, les monts Dore, les monts du Cantal. On peut apercevoir à l’est toute l’agglomération de Clermont-Ferrand et plus loin les monts du Forez, et, par temps extrêmement clair, le sommet du mont Blanc, point culminant des Alpes. On a également un panorama à l’ouest sur le Limousin, les Combrailles et le plateau de Millevaches.
Le puy de Dôme est un des lieux les plus visités d’Auvergne avec près d’un demi-million de visiteurs par an. C’est notamment un lieu de décollage pour de nombreux adeptes du parapente et du deltaplane.
Il est possible de grimper le puy de Dôme à pied par des sentiers de randonnée : d’une part un large chemin pédestre, dit le sentier des muletiers, partant du col de Ceyssat (1 078 m) et conduisant par une succession de lacets au temple de Mercure (1 450 m). Ce sentier fait 2 km pour un dénivelé de 387 mètres soit une moyenne de 19,35 % de pente. Il est donc court mais difficile.
D’autre part, l’accès pédestre nord par le GR4, qui commence à partir du péage à partir du sentier à droite. Peu de temps après, il faut suivre un sentier à gauche qui monte jusqu’à la fontaine du Traversin à 1 125 mètres d’altitude, qui est une sorte de carrefour allant à la fois vers le puy de Dôme, le puy Pariou et le puy de Côme. En prenant le sentier du puy de Dôme, d’une longueur de 2 km, on trouve rapidement des marches et pontons de bois installés qui permettent de rejoindre la route à suivre sur 200 mètres jusqu’au sommet.
Jusqu'en 2010, une route à péage de 4 km à 12 % permettait de monter en voiture (ou en bus en été afin de limiter le trafic et de préserver l’environnement) jusqu'au sommet.
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Le Creux de l’Oulette Saillant Puy-de-Dôme Auvergne
Le 19/09/2012
Des rive de l’Ance à la pittoresque cascade du Creux de l’Oulette, l’itinéraire traverse le curieux site de l’ancien volcan de Montpeloux - un des rares volcans du Forez - évidé par une carrière de basalte et rempli d’eau. Un parcours d’interprétation permet de comprendre l’histoire géologique, industrielle et culturelle de ce site exceptionnel. Une scène flottante a été aménagée en 2007 dans le cirque d’orgues basaltiques, pour accueillir un festival de plein air éclectique sur trois mois. Une scène d’exception à tous les sens du terme qui propose une fois par semaine des spectacles de théâtre, de cirque, des concerts et des stages pour des publics d’adultes et d’enfants. Une expérience inoubliable !
Accéder au point de départ : Au départ d’Ambert, prendre la direction de Saint-Anthème, puis Raffiny et Saillant (32 km). Départ dans le village de Saillant
Le 18/09/2012
Les sentiers de grande randonnée sont des itinéraires pédestres balisés parfois sur plusieurs centaines de kilomètres et décrits dans des guides topographiques papiers ou électroniques
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Historique
Les premiers sentiers de grande randonnée (GR) ont été tracés en France, en 1947, par le Comité National des Sentiers de Grande Randonnée devenu par la suite Fédération française de la randonnée pédestre1. En 1962, nait le premier sentier de grande randonnée belge, le GR_5 qui relie la Hollande à la Méditerranée. En 1969, le “Comité National Belge des Sentiers de Grande Randonnée” se constitue en ASBL2. En 1969 également, se crée la Fédération européenne de la randonnée pédestre (European Ramblers Association, ERA) qui permettra la création de onze sentiers européens.
Données
Il existe de nombreux itinéraires décrits dans les topo-guides édités par la fédération. En France, la distance cumulée des GR est d'environ 60 000 kilomètres. En Belgique, toutes variantes et alternatives confondues, cela représente environ 6 400 km de traits blancs et rouges (4 000 km en Wallonie et 2 400 km en région flamande)2.
Il existe également des sentiers de grande randonnée de pays (GR Pays) généralement en boucle et destinés à la découverte d'une région mais aussi des petites randonnées (PR). En Wallonie, ils prennent le nom de "Randonnées en boucle" (RB), itinéraires de 15 à 25 km, partiellement balisés par les traits rouges et blancs des GR avoisinants. Il y a ainsi des RB dans les provinces de Brabant wallon, Hainaut, Liège, Luxembourg et Namur. Enfin, il y a des RB tracés dans les Parcs naturels de Wallonie3.
Marques déposées
Les mots "Sentiers de Grande Randonnée"4, les sigles « GR »5, « GR Pays »6, « PR »7 et les balisages sont des marques déposées en France.
Les mêmes termes et balisages sont utilisés dans d'autres pays, notamment en Belgique, où GR signifie à la fois Grande Randonnée et son équivalent flamand Grote Routepaden. Dans ce pays, les associations belges "les Sentiers de Grande Randonnée" et "De Grote Routepaden" sont co-propriétaires de la marque « GR ».
Balisage
Les sentiers et les balisages sont entretenus par les bénévoles des fédérations nationales.

- GR de pays (GRdP) : rouge et jaune
- Petites randonnées (PR) : jaune
Les GR sont marqués sur le terrain par un balisage
- France, Belgique, Pays-Bas et Espagne : deux traits de peinture horizontaux, un rouge et un blanc
- Luxembourg : rectangles ou ronds jaunes
- Suisse : traits horizontaux blanc-rouge-blanc (itinéraires dits de montagne) ou losanges jaunes
Les GRP sont également balisés. En France, le balisage est identique au balisage des GR mais les traits blancs sont remplacés par des traits jaunes.
Mont Ventoux Vaucluse Provence Alpes Côte d'Azur
Le 15/09/2012
Le mont Ventoux est un sommet français culminant à 1 911 mètres. Il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud. Surnommé le Géant de Provence ou le mont Chauve, il est le point culminant des monts de Vaucluse et le plus haut sommet de Vaucluse. Son isolement géographique le rend visible sur de grandes distances. Il constitue la frontière linguistique entre le nord et le sud-occitan.
Avant d'être parcourue par trois routes principales, ce qui a permis le développement du tourisme vert et des sports d'hiver ainsi que l'organisation de grandes courses cyclistes, de bolides motorisés ou autres défis, la montagne était sillonnée de drailles tracées par les bergers à la suite de l'essor de l'élevage ovin entre le XIVe siècle et le milieu du XIXe siècle. Ces chemins ont désormais été transformés en sentiers de randonnée, à l'instar du GR 9.
Sa nature essentiellement calcaire est responsable de sa vive couleur blanche et d'une intense karstification due à l'érosion par l'eau, avec la présence de nombreux pierriers dans la partie sommitale. Les précipitations sont particulièrement abondantes au printemps et à l'automne. L'eau de pluie s'infiltre dans des galeries et rejaillit au niveau de résurgences au débit variable telles la Fontaine de Vaucluse. Le mont Ventoux est soumis à un régime méditerranéen dominant, causant parfois l'été des températures caniculaires, mais l'altitude offre une grande variété de climats, jusqu'au sommet à l'influence continentale de type montagnard, en passant par un climat tempéré à mi-pentes. En outre, le vent peut être très violent et le mistral souffle pratiquement la moitié de l'année. Cette géomorphologie et ce climat particuliers en font un site environnemental riche et fragile, constitué de nombreux étages de végétation, comme en témoigne son classement en réserve de biosphère par l'UNESCO et en site Natura 2000.

Si des peuplements humains sont avérés au niveau des piémonts durant la Préhistoire, la première ascension jusqu'au sommet serait l'œuvre, le 26 avril 1336, du poète Pétrarque. Il ouvre la voie, plus tard, à de nombreuses études à caractère scientifique. Par la suite, pendant près de six siècles, le mont Ventoux va être intensément déboisé, au profit des constructions navales à Toulon, des fabricants de charbon de bois et des éleveurs ovins. Durant la Seconde Guerre mondiale, la montagne abrite le maquis Ventoux. Depuis 1966, le sommet est coiffé d'une tour d'observation de plus de quarante mètres de haut surmontée d'une antenne.
Alors que l'élevage ovin a presque disparu, l'apiculture, le maraîchage et la viticulture, la récolte des champignons parmi lesquels la truffe, ainsi que la culture de la lavande sont toujours pratiqués.
En raison de ces particularités, le mont Ventoux est une figure symbolique importante de la Provence ayant alimenté récits oraux ou littéraires, et représentations picturales artistiques ou cartographiques.
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En occitan provençal, mont Ventoux se dit Mont Ventor selon la norme classique ou Mount Ventour selon la norme mistralienne.
Le nom d'origine Ventour apparaît déjà au IIe siècle sous sa forme latine Vĭntur sur trois inscriptions votives à un dieu celte2. La première est découverte au XVIIIe siècle, à Mirabel-aux-Baronnies, sur le site de Notre-Dame de Beaulieu par Esprit Calvet. Elle indique VENTVRI / CADIENSES / VSLMN 1. La seconde, qui provient d'Apt, est relevée, en 1700, par Joseph-François de Rémerville, lequel note VENTVRI / VSLM / M. VIBIVSN 2. La troisième est exhumée lors des fouilles de 1993, à la chapelle Saint-Véran, près de Goult, seul VINTVRIN 3 restait lisible sur un fragmenta 1.
Si cet oronyme est passé dans la langue provençale sans grand changement, il n'en est pas de même de son savant rhabillage latin Mons Ventosus qui est documenté dès le Xe siècle et qui est le vocable employé par Pétrarque au XIVe sièclea 2. À la suite du poète, il a été réinterprété pendant longtemps comme « mont venteux »3 tant il est vrai que le mistral y souffle souvent à plus de 100 km/h, et parfois jusqu'à 300 km/h4.
Certains auteurs5 ont cherché à l'analyser comme un *Ven-topp, qui aurait signifié « cime enneigée » en gaulois ou par *uindo / *vindo « blanc »N 4. Mais la phonétique fait difficulté et la finale reste inexpliquéea 2.
Actuellement, en se fondant sur les formes anciennes biens connues, on met en avant la racine *Vin-. Elle se retrouve dans la montagne Sainte-Victoire, qui était un Mons Venturi transformé en Sanctæ Venturii à partir de 1345, ainsi qu'en région provençale dans Venasque, Venterol (Alpes-de-Haute-Provence), Venterol (Drôme), Vence, Ventabren, Ventavon ou en en Corse dans Venaco et Ventiseri6. Elle apparaît aussi dans le Piémont, où se trouve un Venasca, ainsi que dans les Pyrénées avec le Port de Venasque et Benasque qui a aussi donné son nom à la vallée de Bénasque. Cette racine pré-latine, répandue sur un large territoire, désigne à chaque fois une hauteur ou un lieu élevé et dans le cas du Ventoux et de la Sainte-Victoire son suffixe -tur indique une distance. Le Ventoux serait donc « la montagne qui se voit de loin ».
Le mont Ventoux est un sommet de Provence culminant à 1 911 mètres. C'est le point culminant des monts de Vaucluse et le plus haut sommet du département de Vaucluse. Il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud et couvre environ 26 000 hectares. Onze communes se partagent le massif : Aurel, Beaumont-du-Ventoux, Bédoin, Brantes, Flassan, Malaucène, Monieux, Saint-Léger-du-Ventoux, Sault, Savoillan et Villes-sur-Auzona 3.
Situé à moins de 20 kilomètres à vol d'oiseau au nord-est de Carpentras, il est suffisamment éloigné des autres sommets de la région — le Signal de Lure (1 826 m) se trouvant à plus de 40 kilomètres à l'est — pour paraître plus haut qu'il ne l'est en réalité, ce qui lui vaut le surnom de Géant de Provence. De fait, au sommet, par temps dégagé, on découvre un panorama exceptionnel sur toute la chaîne des Alpes, la mer Méditerranée avec l'ensemble du golfe du Lion et la Camargue, la basse vallée du Rhône dont on peut parfaitement voir les méandres en direction d'Avignon, les Cévennes, le Massif central et même Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille7

Vitré, Ile et vilaine, Bretagne
Le 10/09/2012
Vitré est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Ses habitants sont les Vitréens et les Vitréennes. La ville comptait 16 712 habitants en 2009, ce qui en fait la 13e plus grande ville de la région. Elle est au cœur de la communauté d'agglomération de « Vitré-Communauté » qui comptabilise 64 000 habitants en 2009.
Sous-préfecture de l'Ille-et-Vilaine jusqu'en 1926, Vitré est aujourd'hui chef-lieu de canton. Elle occupe la région des Marches en Haute-Bretagne, face au Maine et à l'Anjou. En 2008, la cité a fêté son premier millénaire d'histoire connue, bien que son passé soit beaucoup plus ancien. Son important patrimoine médiéval et classique lui a valu le label Ville d'art et d'histoire et l'inscription à la liste des Plus beaux détours de France. Vitré est la 37e commune française comptant le plus de monuments historiques et regroupe 14 % des monuments historiques du département. Elle a par ailleurs été promue « Ville fleurie » et a obtenu trois fleurs au palmarès 2008 du concours des villes et villages fleuris et possède deux étoiles (
) au Guide vert Michelin.
Situation
Vitré est la ville-centre d'un territoire de 98 849 habitants qui s'étend sur sept cantons (Vitré-Est, Vitré-Ouest, Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, la Guerche-de-Bretagne, Janzé et Retiers).
Vitré est un pôle urbain puisque la ville concentre 15 502 emplois en 2008. L'Unité urbaine correspond à la ville centre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'agglomération avec les communes limitrophes, trop éloignées. Au sens de l'INSEE, Vitré est donc une ville isolée.
L'aire urbaine de Vitré, constituée de 12 communes périphériques, compte 27 594 habitants en 2008, dont 61 % situés dans la ville centre. Depuis 2002, Vitré occupe le centre d'une communauté d'agglomération de 64 000 habitants, Vitré-Communauté. Par ailleurs, depuis le 1er octobre 2010, l'ancien arrondissement de Vitré a quitté celui de Rennes pour intégrer celui de Fougères dont cette ville est la sous-préfecture.
Dans l'Histoire bretonne, Vitré fait partie du Pays rennais (Bro-Roazhon en breton) et du pays traditionnel culturel du Vendelais (Gwennel en breton)
Relief et paysage
La ville est située sur les pentes encaissées du fleuve côtier, la Vilaine, et celles d'une dépression parallèle Est-Ouest qu'occupe un ruisseau affluent, le Vernouzet, recouvert totalement depuis la réalisation de la voie ferrée Paris-Rennes. Ainsi, Vitré est coupée en trois parties : les quartiers Nord, le centre-ville historique et les quartiers Sud. L'altitude moyenne de Vitré est d'environ 89 mètres (place de la gare). Le point culminant, 127 mètres, se situe dans la zone d'activités « Les Ménardières », rue Pierre et Marie Curie. Le point le plus bas, 67 mètres, se trouve près de l'entreprise S.V.A. (Société Vitréenne d'Abattage), sous le viaduc de la rocade. L'espace rural autour de Vitré est caractérisé par des plateaux composés de paysages ouverts avec un bocage résiduel. On trouve également un paysage néo-openfield cultivé à ragosses, typique de la Haute-Bretagne. Il s'agit du travail d'émondage des haies qui a donné cette forme de bocage particulière. Les prairies enherbées sont dominées par les cultures car le sous-sol schisteux favorise les sols plus profonds et permet un travail de labours plus aisé.
Histoire
Toponymie
Le nom de Vitré est attesté sous différentes formes au cours du XIe siècle. Vitriacum en 1037, Vitrei en 1050, Ecclesia Vitriacensis en 1070.
D'origine gallo-romane, ce toponyme viendrait de l’anthroponyme latin Victorius (porté par un Gaulois) et le suffixe de localisation -acum (du gaulois *-āko). Le sens primitif est donc « le domaine de Victorius ». Cela veut dire qu'une ferme gallo-romaine se situait sur le territoire communal29.
Vitré se nomme Vitrae [vitʁœ] en gallo et Gwitreg en breton.
Les origines
Le site de Vitré a été occupé dès le Néolithique. À moins d'un kilomètre de l'agglomération, sur la commune de Pocé-les-Bois, se dresse le menhir de la Pierre Blanche.
A 2 km à l’est de la ville, l’INRAP a fouillé en 2007 et 2008 un site d’habitat daté du second âge du fer. Occupé de la fin du Ve siècle au Ier siècle av. J.-C., il se compose entre autres de deux enclos aménagés successivement, le premier couvrant un espace de 3 000 m², le second, formé lui-même de deux enceintes concentriques s’étendant sur 1,8 ha. Les traces de bâtiments en bois et torchis, associées à de nombreux restes de céramiques témoignant de la vie quotidienne des occupants des lieux ont été retrouvées à l’intérieur des enclos. La conformation du site, ainsi que quelques indices perçus parmi les objets archéologiques découverts suggèrent un statut social remarquable pour le propriétaire de cette exploitation agricole30.
La ville antique
Il semblerait qu'une agglomération gallo-romaine ait existé et qu'elle était probablement déjà le chef-lieu d'un pagus minor, c'est-à-dire une partie du territoire des Redones. En effet, une voie romaine rejoignait Rennes au Mans et passait par Vitré, appelée à cette époque Vitriacus, toponymie gauloise ou latine. Les historiens disposent de très peu d'informations sur cette époque. En effet, Arthur de La Borderie, historien vitréen du XIXe siècle, refuse d'admettre que sa ville natale ne soit pas d'origine celtique alors qu'en réalité, elle serait d'origine franque. Lors des destructions de très anciens quartiers au Sud de la cité fortifiée, liées au percement de la voie ferrée Paris-Brest au milieu du XIXe siècle, cet historien affirme arbitrairement qu'il n'a pas été découvert un seul objet de l'époque gallo-romaine. Or, il y a été découvert par ses contemporains, des poteries du IIe siècle apr. J.-C. et des pièces de monnaie de l'époque de l'empereur romain Constance II, ainsi que d'autres époques du haut Moyen Âge. De plus, différents actes commerciaux de la paroisse Sainte-Croix de la 2e moitié du XIe siècle font référence à la présence d'étangs et d'un aqueduc, repères dans une ville déjà très ancienne à l'époque. L'urbanisation de la ville était peu dense avec une alternance de maisons et de champs ou prairies31.
Haut Moyen Âge
Des fouilles entreprises en 1863, sur la place du château, ont mis au jour une centaine de tombes mérovingiennes et carolingiennes, en terre, en coffres maçonnés et en sarcophages, ainsi qu'une collégiale romane se trouvant à la place de l'Église Notre-Dame. Vitré trouve donc ses origines bien avant l'époque médiévale. Il s'agissait d'un important centre de peuplement, occupé de manière ininterrompue depuis la préhistoire jusqu'à la construction du premier château. Avant qu'une véritable agglomération se crée au début du XIe siècle, le site comprenait plusieurs petits villages (Le Vieil-Bourg, Sainte-Croix, Le Rachapt et Saint-Martin)32.
Moyen Âge
Le début du XIe siècle marque la naissance d'une véritable agglomération de Vitré par la fusion avec les villages environnants. Vers 1060-1070, la construction du château entraîne une réorganisation de la population autour du pouvoir. Un petit château en bois sur une motte féodale est construit sur la colline Sainte-Croix. Il a pu servir de péage sur la route de Rennes, Laval, Le Mans. Le château est construit par Robert Ier qui devient très vite seigneur, responsable d'un pouvoir banal, responsable princier majeur. Il est proche du Duc de Bretagne. Le château est référencé en 1047 dans le cartulaire de Redon où on apprend que Robert est le gardien de Vitré et non pas le propriétaire. Il n'est pas le seigneur. La motte est incendiée à plusieurs reprises à cause de son mauvais emplacement, puis un prieuré de l'abbaye de Marmoutier fondée par Saint Martin de Tours a été construit. Un autre château en pierre est construit en 1047 par Robert Ier. Le château est construit sur son emplacement actuel, sur un éperon rocheux dominant la Vilaine. Puis, au XIIIe siècle, le château est agrandi et le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau Est. La Place du Château qui était considérée comme une avant-cour, était urbanisée en réalité. Des fouilles archéologiques entreprises en 2009 et 2010 ont montré une densification importante du bâti33. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du Baron, se sont développés autour de la ville close. Dès le XIIIe siècle, Vitré réunit tous les éléments de la ville.
Au XVe siècle, le château se transforme avec les progrès de l’artillerie comme les canonnières. Dans le même temps, la ville se développe et édifie des maisons à pans de bois et des hôtels particuliers à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Vitré, ville prospère depuis le XVe siècle, fonda en 1472, une confrérie permettant le commerce international de textile. La ville, à son apogée, rentra dans l’aisance de la Renaissance...
Du XVe à la Révolution française : de l’âge d’or au déclin de la cité
le avec une économie parmi les plus florissantes du Duché de Bretagne. Elle a continué son extension dans la ville close et dans ses faubourgs. Son apogée se situe au XVIe siècle lorsque les confréries des Marchands d’Outre-Mer vendirent leurs toiles de chanvre et leur canevas dans toute l’Europe.
Durant les guerres de religion à la fin du XVIe siècle, la ville protestante fut assiégée durant 5 mois par les troupes de la Ligue sous le commandement du Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne. Les réunions des États de Bretagne eurent lieu à Vitré en 1655, 1671, 1697 et 1705 lorsque Rennes était ravagé par la peste ou insurgé.
C’est au cours du XVIIe siècle que les barons désertent la cité pour préférer la cour de Versailles. La ville perd sa notoriété et devient un peu endormie dans ses remparts au centre d’une campagne active. Elle coupa les liens avec la campagne environnante qui lui fournissait le chanvre et le lin. Cela engendra le début du déclin de Vitré aussi bien au niveau économique que urbanistique.
Cette situation s’accentua surtout au XVIIIe siècle. Cette situation dura tout le XVIIIe siècle et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle.
Révolution française
La Révolution française marque la fin de la seigneurie de Vitré et le début d’un statut nouveau et important pour la ville : celui de chef-lieu de district, puis de sous-préfecture. L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne également de ce sentiment favorable à la République :
- les victoires des armées républicaines sont fêtées, notamment la reprise de Toulon aux Anglo-royalistes34 ;
- l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, est fêté (à partir de 1795)35 ;
- les autres fêtes républicaines sont suivies, comme l’anniversaire de la République jusqu’à l’an VIII (22 septembre, 1er vendémiaire36), la fête de la Jeunesse (le 10 germinal, soit le 30 mars37), la fête de la Reconnaissance, pourtant peu suivie dans le département (le 10 prairial38) ou celle de l’Agriculture, le 10 messidor38.
Tout autour de Vitré, la chouannerie se développe dans les campagnes et mène la guérilla contre la République.
XIXe siècle : l’arrivée de la gare et du 70e RI réveille la ville endormie
La ville décida de détruire les fortifications sud afin de désenclaver la cité intra-muros et améliorer la visibilité. La Porte d’En Haut (1835), Gâtesel (1839) et d’En Bas furent détruites. Vitré a connu aussi son Haussmannisation avec le percement de voies dans son centre médiéval (Rue Garangeot, Bertrand d'Argentré, Borderie et Boulevard Saint-Martin).
Vitré était aussi un nœud ferroviaire puisqu’une première voie fût ouverte le 15 avril 1857 sur la ligne Paris-Brest. Puis, une seconde voie en direction de Fougères sera ouverte au public en 1867, un viaduc enjambant la vallée de la Vilaine fut construit à l'Ouest de la ville, et enfin en 1874, une troisième ligne vers La Guerche-de-Bretagne. La construction de la gare s’est effectuée en 1855 sous forme d’un petit castel néo-gothique en plein centre-ville, juste au sud de la ville close.
Cet équipement capital pour le désenclavement de la ville a permis l’arrivée, le 14 juillet 1867, d’une garnison militaire. Elle sera logée dix ans plus tard, dans une caserne. Il s’agissait du 70e régiment d’infanterie. C’est à partir de cette période que l’urbanisation se fit au sud de la voie ferrée.
Cependant, malgré ce réveil certain, la ville se développe peu et reste une petite ville de marché au sein d’une région agricole. D’ailleurs, elle perd son statut de sous-préfecture en 1926. Cette situation perdure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une fois la guerre finie, Vitré ne sera pas exempte de la période de prospérité économique qu’a connu la France et l’ensemble des pays capitalistes.
XXe siècle : l’essor de Vitré
C’est surtout à partir des années 1950 que la ville s’est considérablement développée et étendue. Durant « les Trente Glorieuses », Vitré a connu un afflux de population grâce notamment au phénomène d’exode rural massif. De fait, les communes rurales périphériques ont très peu augmenté leur population. Vitré a gagné près de 3000 habitants en 20 ans, passant de 9611 habitants en 1954 à 12322 en 1975, soit une croissance de 28 % ! De vastes lotissements se sont donc développés le long des axes structurants dans les quartiers ouest, est, nord et surtout sud de la ville.
Dans les zones périphériques se trouvent de grandes entreprises agro-alimentaire, textile, de chaussures ou encore de la chimie fine de plus de 100 salariés et aussi de grands hypermarchés. À l’heure actuelle, les zones industrielles et commerciales continuent de se développer essentiellement au sud et à l’est, mais aussi dans la campagne.
Dans les années 1970, l’arrivée de la route à 4 voies passant à 7 km au sud a accéléré la prospérité économique de la ville en attirant de nombreuses industries. Le taux de chômage est très faible par rapport à la moyenne régionale et encore plus au niveau national. Cet essor économique cache une grande proportion d'emplois dans l'industrie de l'ordre de 40 % avec de nombreux emplois précaires. D'autant plus que le bassin économique vitréen souffre de plus en plus de la délocalisation d'entreprises à l'étranger.
À l'heure actuelle, la ville s'étend toujours sous forme de quartiers pavillonnaires et de zones d'activités en périphérie. Dans le centre-ville, il y a un certain renouvellement urbain sous forme de petits collectifs qui se fondent très bien dans les quartiers anciens. Entre 1999 et 2009, la population s'est encore accrue de 9 % ; ce qui amène le nombre d'habitants à plus de 16 712, reflétant le dynamisme démographique que connaît la ville depuis la fin de la 2e Guerre Mondiale39.